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L'ancien blog comportant les articles d'octobre 2011 à juin 2014 n'est malheureusement plus accessible.

Je vais le reconstituer peu à peu sur le présent site.

  • Je suis où dans l'histoire ?

    J en veux

    J'en veux ! - Acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2015

     

    Dans le domaine de l'art comme dans d'autres disciplines, la constitution du réseau démarre lors de la formation. Il sera déterminant pour aider l'artiste à développer sa notoriété.

    Avec mon parcours récent et hors du sérail artistique, aborder le marché de l'art est loin d'être évident. Comment faire que les acteurs du marché s'intéressent à moi ? Car l'offre est immense et les débouchés limités.

    Être présent sur Internet est indispensable mais pas suffisant. Bien sûr, il faut une offre organisée, bien présentée pour donner envie au visiteur de parcourir le site. Mais si l'amateur se contentera de regarder les œuvres, le professionnel de l'art cherchera à identifier à qui il a affaire : en quoi la proposition artistique est-elle originale, quelle est la notoriété de l'artiste, quelle est sa démarche, dans quel mouvement de l'histoire de l'art s'inscrit-il ? sont autant de questions qui doivent trouver leur réponse.

    Pour un professionnel, la notoriété d'un artiste commence par l'expression du regard de ses pairs sur son travail. A ce niveau-là, j'ai tout à construire. Ileana Cornea, critique d'art et journaliste au magazine Artension s'est fondée sur mon site internet pour rédiger un document que vous pouvez lire dans la (nouvelle) rubrique "Bibliographie" du menu de mon site. C'est une brique supplémentaire pour construire ma crédibilité auprès des galeristes, organisateurs d'expositions et de salons.

    Vous qui avez suivi mon parcours depuis 4 ans, qu'en pensez-vous ?

  • Autour de la FIAC

    Pas ce que tu penses

    "Pas ce que tu penses..." - Acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2015

    Ça fourmille en ce moment au bas des Champs-Elysées, FIAC* 2015 oblige. Plein de manifestations et de salons ont lieu en ce moment à Paris. Ce week-end, je suis allé voir "Réalités Nouvelles 2015", dédiée à l'art abstrait au Parc Floral de Vincennes, "Cutlog", exposition d'art contemporain à Saint-Germain-des-prés, "Art Shopping", le marché d’art contemporain du Carrousel du Louvre et "Business Art" à l'Espace Pierre Cardin en face des jardins de l'Elysée.

    Je n'y allais pas seulement pour le plaisir de voir des œuvres, mais aussi pour identifier si je pouvais trouver ma place dans ces évènements. Une coach artistique croisée sur "Business Art" me disait que, pour un artiste, ne pas exposer pendant la FIAC c'est comme fabriquer des jouets sans être référencé dans un magasin au moment de Noël.

    A cette période, quantité d'artistes, de galeristes et de critiques d'art parcourent les expos et salons pour humer les tendances de l'art contemporain et développer réseau et clientèle. Dans mes pérégrinations, j'ai vraiment vu de tout : des œuvres incompréhensibles à des tarifs exorbitants et d'autres aussi simples qu'évocatrices et accessibles ; des artistes qui ont la grosse tête et d'autres qui parlent de ce qu'ils font avec sensibilité et humilité.

    Au cours de ce week-end, j'ai fait quelques belles rencontres empreintes d'écoute, de conseils et de bienveillance mutuels. J'ai eu des retours encourageants, m'engageant à poursuivre dans la direction artistique que j'ai prise. Une chose est sûre : l'an prochain, je serai visible pendant la FIAC et je ne dois pas tarder à faire mes choix. Certains salons demandent aux postulants de présenter leur dossiers d'ici fin novembre 2015 pour l'édition 2016.

    *Foire Internationale d'Art Contemporain qui a lieu chaque année au Grand Palais

  • Ça va comme ça !

    Deja

    Déjà ? - Acrylique sur papier - 21x39 - 2015

    Sur les conseils d'un ami, j'ai commencé la lecture de "L'histoire de l'art" écrite par Ernst Gombrich. Dès les premières pages, j'ai compris pourquoi ce livre est une référence en la matière : le propos est limpide, exprimé avec simplicité, retraçant avec humilité et objectivité l'histoire de l'art.

    Dans son introduction, Gombrich évoque "ce qui préoccupe l'artiste lorsqu'il imagine son tableau" et l'idée que le grand public s'en fait.

    L'auteur souligne qu'il est parfois délicat de traduire avec des mots ce qui se passe dans la tête de l'artiste lorsqu'il se demande s'il a atteint son point d'achèvement. "Peut-être se demande-t-il tout simplement si 'cela va comme ça'".

    Pour mieux encore le faire comprendre, Gombrich poursuit en disant "qu'il serait difficile de trouver quelqu'un qui n'eût quelque notion, si modeste soit-elle, de ce genre de problème. Quiconque a arrangé une gerbe de fleurs pour la présenter sous son meilleur jour sait ce qu'est répartir les couleurs, enlever ici pour rajouter là, en un mot équilibrer des formes et des couleurs sans trop savoir précisément quel type d'harmonie il poursuit. Nous sentons bien qu'une tache rouge ici ou là change tout, que ce bleu, qui est beau en lui-même, ne "va" pas avec les autres...". Jusqu'à ce que l'on se dise "c'est bien, il ne faut plus y toucher". 

    En parcourant ces lignes, le lecteur comprendra que terminer une œuvre est d'abord une question de sensibilité artistique avant d'être un geste technique.

  • What's your name ?

    Le souffle et la joie

    Giverny ride - Acrylique sur toile - 30x40 - 2015

    Quel nom donner à une toile ? Ce n'est probablement pas la première fois que j'aborde le sujet, mais jamais la question ne m'est parue aussi problématique.

    Trouver un nom n'a jamais été difficile mais il m'est venu à l'esprit que si je fais de l'abstraction (lyrique, en l'occurrence), donner à une œuvre le nom d'une représentation figurative n'a pas de sens.

    En regardant cette toile, je n'ai pas vu des formes mais j'ai ressenti les sensations d'une randonnée cycliste le long des boucles de la Seine en août 2014, du côté de Giverny. Le bleu du ciel, le son du vent dans les peupliers, la pureté de l'air intensifiant les contrastes, j'ai tout retrouvé dans "Giverny ride".

  • Changement de look

    Pegasus

    Pegasus - acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2015

    Le geste coloré sur petit format reste un exercice que j'apprécie. Les sensations sont les mêmes sur une feuille A4 (21x30) que lorsque je travaille sur un format 15 fois plus grand.

    Vous avez peut-être constaté les modifications apportées à mon site internet : il se veut plus simple, plus axé sur mes œuvres récentes, permettant aux professionnels de l'art que je sollicite d'avoir une vision immédiate de ce que je fais.

    Vous qui connaissiez la version précédente de mon site, vos commentaires sont souhaités ! :-)

  • Ma petite galerie

    Ma galerie

    Ma galerie perso.

    Pour celles et ceux qui sont venus à mes expos et connaissent mes "Gestes Colorés", vous pouvez comparer la taille de l'un d'eux, en haut à droite, avec le format de certaines toiles que je peins depuis début 2015.

    Celle qui se trouve en bas à droite, "Conversation", fait 100x81cm, de quoi bien habiller un mur. En bas, la toile posée à plat est encore plus grande (116x89cm).

    Ces deux murs, sur lequel j'ai mis des cimaises, me permettent de préparer la scénographie de mes expos : quelles toiles fonctionnent (ou pas) ensemble, quels alignements / espaces respecter.

    Une seule chose manque : un éclairage adapté permettant de prendre des photos valorisant chaque œuvre.

  • Y'a du réseau ?

    Second life

    Second life - Acrylique sur toile - 33 x 24 (4F) - 2015

    Le challenge de l'année 2014-2015 a été de mettre des mots sur ma démarche artistique et de prouver que j'étais capable de produire des œuvres sur moyen et grands formats. Celui de 2015-2016 sera de me faire connaître davantage.

    Pour cela, il faut exposer et pour exposer... il faut se faire connaître auprès des galeristes et des personnes qui ont accès au marché de l'art. J'ai une offre substantielle mais pas de passé artistique et ne dispose pas d'un réseau dans ce domaine.

    Je ne souhaite pas tirer dans tous les sens sous prétexte de me faire voir. J'entends mettre mon énergie sur des pistes constructives. J'ai la chance de disposer d'un réseau amical et professionnel (issu de ma vie en entreprise) qui forme un public répondeur et bienveillant. Bien évidemment, je vais continuer à le solliciter et à le nourrir de mon actualité mais je dois désormais investir davantage auprès d'un public qui a "pignon sur l'art".

    Après avoir créé mon site internet, mis des œuvres sur des galeries en ligne, partagé mes articles sur les réseaux sociaux, je me suis mis cet été à Twitter. Je découvre par ce media des artistes talentueux du monde entier, j'ai accès à des news artistiques ciblées et la possibilité de partager ce que je fais auprès d'un public très large.

    Il y a des codes à connaître et à comprendre pour rendre sa communication efficace, notamment le "hashtag", dont l'utilisation premet de recenser les partages sur un thème donné. Vous retrouverez derrière le hashtag #Gestecoloré plusieurs œuvres que j'ai "tweetées".

  • Quand est-ce que j'arrête ?

    Green moon

    Green moon - Acrylique sur carton - 50x70 - 2015

    J'ai produit, ces derniers jours, 4 toiles de différents formats, du F4 (33x24) au F40 (100x81) : comme j'y travaille désormais, je me suis efforcé de peindre sans me donner de contraintes, d'agir sur l'instant, sans laisser la raison ou la réflexion guider les premiers gestes, et même parfois les suivants.

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  • Les conditions sont réunies

     

    Conversation br 1280x1042

    Conversation - Acrylique sur toile - 100x81 (40F) - 2015

    Avec "Conversation", j'ai mis consciemment en pratique pour la première fois les 4 principes mis en avant par Georges Mathieu et les maîtres de l'Abstraction Lyrique

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  • Strobiiii, c'est finiiii...!

    L'ange créateur et Denis

    "L'ange créateur" (92x73-F30), la toile la plus remarquée de l'expo au STROBI

    Le décrochage de mon expo au STROBI, près de la Place Clichy à Paris 17è, a eu lieu dans l'après-midi du 31 juillet.

    Vous aimeriez savoir si "ça a marché" ?

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  • 4 ans d'histoires !

    Sirac Gioberney

    Le Sirac (3441m), vu du sommet du Gyoberney (3352m)

    En septembre 2015, cela fera 4 ans que j'ai commencé mon blog et la rédaction des presque 200 articles (celui-ci est le 199ème) publiés à un rythme hebdomadaire.

    Initialement créé pour montrer à mes parents et amis mes progrès dans un domaine nouveau pour moi, ce blog est devenu au fil des articles une sorte de carnet de voyage artistique dans lequel j'évoque mes joies, mes doutes, mes difficultés, mes découvertes techniques et philosophiques.

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  • Enfin ouverte...!

    Kandinski

    Kandinski - Gelb-Rot-Blau - 1925

    Le 21 février dernier, je regrettais de ne pas avoir pu accéder aux collections d'art moderne du Centre Pompidou, cette partie du musée étant en réfection.

    Je rêvais de voir les œuvres de Kandinski "en vrai". Ça, c'est fait, car les salles d'art moderne sont de nouveau accessibles au public !

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  • Tenue de stand, première !

    Waleffe le stand br

    Le stand sous chapiteau au Château de Waleffe

    Au Château de Waleffe, superbe demeure située en Belgique, près de Liège, était organisée les 20 et 21 juin une foire artisanale à laquelle j’étais invité à exposer.

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  • Un moment dense et léger

     

    Expo Strobi : la salle

    Le restaurant STROBI : la salle et les œuvres exposées, que chaque convive peut voir

    Avec "Dimensions colorées", j'ai organisé le 11 juin mon 3ème vernissage.

    Pour la première fois, je n'avais aucune idée du nombre de participants. Lors des 2 précédentes expos, le travail de communication avait commencé 5 à 6 semaines en amont, ce qui avait donné le temps d'assurer la présence de personnes auxquelles je tenais particulièrement.

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  • Expo STROBI : l'expérience

    Flyer expo strobi

    Il m'est arrivé à plusieurs reprises de manger dans un restaurant où sont exposées des peintures. A vrai dire, j'ai rarement été séduit par les œuvres présentées.

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  • Je comprends Cézanne

    5 nuances br

    5 nuances... - Acrylique sur papier spécial - 21 x 30 - 2015

    Cézanne avait une obsession : trouver une nouvelle façon de peindre. Il y parviendra puisque certains le considèrent comme le peintre de la modernité, ouvrant la voie aux artistes du XXè siècle.

    J'avais été marqué par la lecture de la biographie de Cézanne par Bernard Fauconnier, qui rapportait à quel point la quête de Cézanne le coupait de tout, notamment de sa famille qu'il consédérait comme une gêne dans son activité créatrice. A une certaine période de sa vie, l'affection que Cézanne était censé porter à sa femme Hortense et à son fils Paul junior détournait l'énergie dont il avait besoin pour créer. Vers la fin de sa vie, il ne rentrait plus chez lui, préférant dormir dehors dans une cabane, évitant ainsi de disperser son énergie et sa concentration.

    A ma modeste échelle, je comprends aujourd'hui sa posture. Je mène depuis plusieurs mois des projets qui ne me permettent plus d'avoir l'esprit suffisamment libre pour créer comme je devrais selon moi le faire. Je l'accepte sans hésiter car je considère ces projets prioritaires. Je perçois cependant à quel point créer me demande de l'espace-temps, de me libérer de certaines contingences pour être à-même de "lâcher", d'être moi-même lorsque je peinds.

    Une fois de plus, j'apprends avec la peinture (en l'occurence avec la "non-peinture"). Il m'importe d'être pleinement concentré sur ce que je fais au loment où je le fais. Si je ne peinds pas, ce n'est pas par manque de quoi que ce soit. C'est simplement par ce que mes choix ont déterminé que ce n'est pas le moment.

  • Peindre d'instinct : réflexions

    Jumping scissor br

    Jumping scissor - Acrylique sur papier spécial - 21 x 30 - 2015

    Je me remémore régulièrement les principes de l'abstraction lyrique : primauté accordée à la vitesse d'exécution, pas de préexistence des formes, pas de préparation du geste, état second de concentration.

    Quid de l'instinct dans tout cela ? Je sens qu'il a sa place mais je me rends compte qu'il est difficile à mettre en œuvre. J'ai tellement été conditionné par la nécessité de la raison et le contrôle des émotions pour rester "dans le moule" que l'instinct est difficile à retrouver.

    Je le sens pourtant essentiel à ma démarche. L'instinct est le lien entre qui je suis et ce qui existe sur la toile. Ce que je ne peinds pas d'instinct est réfléchi et n'est donc plus sincère. Peut-être est-ce pour cela que j'ai du mal à parler de plaisir dans mon activité d'artiste-peintre. L'instinct et le plaisir peuvent-ils cohabiter dans la même action ? En posant cette question, j'ai l'impression de retourner dans mon cours de philo de terminale ou de me retrouver à l'épreuve du bac. La différence est qu'aujourd'hui, je dispose du temps et de l'expérience pour trouver des réponses.   

     

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  • Un Salon pour quoi faire...?

    Bloody tubeBloody tube - Acrylique sur toile - 60 x 60 - 2015

    En février dernier, j'ai posé ma candidature pour participer à la 15è édition du "Grand Salon d'Art Abordable" qui a lieu une ou deux fois par an à la Bellevilloise, Paris 20è. Le concept de cet évènement est de permettre à une cinquantaine d'artistes présents sur leur stand, de proposer pendant 3 jours des œuvres à un prix "raisonnable", dans une fourchette de 50 à 5000€. Cette manifestation a plutôt bonne presse, semble sérieuse avec un plateau artistique de qualité et une fréquentation importante.

    Fin mars, j'ai été contacté par l'organisateur du Salon qui m'apprit que j'étais sélectionné (youpiiii ! Rigolant) m'indiquant aussitôt après les conditions de participation (moins youpiii ! Déçu) : il fallait (selon mes souvenirs) sortir 450€  pour disposer de 3m linéaires d'exposition et 650€ pour 6 m linéaires.

    Ravi d'avoir été choisi, je me suis dit que c'était une belle occasion de rencontrer le public et d'autres artistes mais je me suis finalement ravisé eu égard au montant élevé de la participation pour 3 jours de présence et l'incertitude de réaliser des ventes.

    J'ai donc décliné l'invitation tout en réservant auprès de l'organisateur la possibilité de participer à l'édition suivante, expliquant que compte tenu des frais engagés, je profiterais de la 15è édition, qui avait lieu du 15 au 17 mai 2015, pour passer au Salon et identifier si l'investissement me paraissait opportun.

    Je m'y suis rendu ce dimanche matin et me suis rendu compte que tout était même mieux que je l'imaginais : la salle devait faire au moins 300m², la plupart des artistes avaient un box individuel de 6m² sur 2,50m de haut. Pas de cimaises, juste un mur blanc sur le quel on plante des clous pour accrocher les œuvres. Globalement, j'aime bien ce qui était présenté, principalement des peintures et des dessins, moitié figuratif, moitié art contemporain.

    Le public était plutôt familial. La répartition des visiteurs était inégale selon les boxes ; une artiste faisant de superbes lavis était très sollicitée pendant que 2 autres, juste en face, ayant un style plus moderne, semblaient bien seuls.

    J'ai échangé avec 2 artistes sur leur choix de ce Salon pour exposer, ce qu'ils en attendaient et leur bilan provisoire. De mes observations et conversations, je retire à quel point il sera important de sélectionner mes lieux d'exposition et de savoir précisément où je mettrai les pieds en fonction de mes objectifs. Est-ce un Salon pour vendre, pour me faire connaître du public, pour étoffer mon réseau artistique ? Selon le lieu, ma communication en amont sera ciblée, ma sélection d'œuvres exposées sera adaptée et mon discours  choisi, afin de maximiser le succès de l'entreprise et d'éviter la déception d'avoir investi sans résultat.

  • Où exposer ?

    Aeolidia br 1Aeolidia - Acrylique sur papier spécial - 21 x 30 - 2015

    En 2015, je recherche des lieux d'exposition. J'en ai déjà trouvé 3 qui cumulent une durée d'environ 3 mois 1/2.

    J'ai contacté de nombreuses galeries et salons et commence à comprendre comment cela fonctionne.

    Je classerais les lieux d'exposition en 4 catégories :

    1. les Galeries gratuites : elles n'ont pas d'activité proprement commerciale et l'exposition d'œuvres sont le plus souvent un élément de notoriété et d'image. Les restaurants, entreprises ou commerces qui exposent dans leurs locaux sont le plus souvent dans cette catégorie, laissant l'artiste gérer la communication et les relations avec les éventuels clients

    2. les Galeries payantes : elles ont pignon sur rue et doivent être abordées avec prudence. Il y a celles qui croient au potentiel de l'artiste, qui vont promouvoir son travail en utilisant leur réseau et qui l'accompagneront pour l'aider à développer son activité et progresser dans sa démarche. D'autres sont moins actives, promettront monts et merveilles à l'artiste moyennant un coût et ne font ensuite aucun travail sérieux de promotion ? C'est de l'escroquerie pure et simple et ces entreprises sont à fuir

    3. les Salons et marchés : cela passe en général par la présentation d'un dossier avec biographie, CV, présentation de la démarche artistique et photos des œuvres que l'on compte exposer. Une première sélection fait parfois passer le dossier en Comité qui prononcera l'acceptation définitive. A partir de là, se pose la question financière, qui n'est pas toujours connue à la présentation du dossier. Cela peut représenter une somme modique (ex : 20€ pour 1 semaine d'expo dans un salon municipal en province) pour gérer les frais de dossiers, chaque artiste disposant d'une surface dédiée pour exposer. La somme peut être très importante pour des Salons comme celui de La Bastille (1764€ pour 6m² pendant 4 jours). Selon mon ressenti, plus la somme est importante, moins l'aspect artistique est pris en compte. A chacun de choisir son lieu d'exposition en fonction du bénéfice notoriété/visibilité/chiffre d'affaires qu'il compte en tirer

    4. les opportunités ponctuelles : ce sont tous les autres lieux possibles, procurés en ce qui me concerne par le réseau amical ou familial. L'artiste profite d'un évènement pour amener tout ou partie de sa production et exposer ses œuvres et sa démarche. Cela demande une organisation efficace car la mise en place et le remballage doivent être rapides, le transport simple et sécurisé pour ne pas abîmer les œuvres.

    J'ai à ce jour expérimenté les catégories 1 et 3. En 2015, sont planifiées une expo dans le cadre d'un restaurant (3 mois), un marché artisanal sur un WE et un salon d'une dizaine de jours en province. J'ai contacté plusieurs autres salons et galeries qui sont pour la plupart déjà bookés pour toute l'année 2015. Les appels de dossiers d'inscription sont fait 8 à 10 mois à l'avance, décembre et janvier étant la période charnière.

    Dans les prochains articles, je vous ferai partager les coulisses des expériences à venir.

  • A quoi fonctionne mon moteur ?

    Spip mdr

    Spip mdr - Acrylique sur papier spécial - 21 x 30 - 2015

    La création, je m'en faisais tout un monde... J'imaginais le créateur hanté par son besoin de créer, tour à tour illuminé par son génie ou libéré après un travail de recherche épuisant.

    Je me demandais ce qu'il fallait (s)avoir pour créer. Certainement beaucoup de technique, un long apprentissage ou alors un don. En tous cas, ce n'était certainement pas pour moi.

    L'archétype du créateur talentueux était pour moi le musicien ; Paul Mc Cartney, Gordon Lightfoot ou James Taylor me tiraient des larmes d'émotion par l'harmonie de leurs mélodies, la beauté des arrangements, la perfection de leur jeu de guitare. Comment avaient-ils pu produire tant de beauté ?

    Récemment, j'ai vu un reportage sur l'association Souchon/Voulzy, ces 2 compères qui cheminent ensemble artistiquement depuis si longtemps. Ils se promenaient en forêt, tranquillement, observant la nature, devisant en marchant. Alain Souchon expliquait que ce retour à la nature leur était indispensable pour alimenter leur réservoir d'énergie créatrice. J'ai compris que leur "travail", c'est ça ! Pour créer le moment venu, il faut se mettre en situation de le faire, savoir comment on fonctionne et respecter son rythme. C'est en tout cas comme cela que je dois procéder en ce qui me concerne.

    Ce constat allait à l'encontre de tout ce que j'avais appris ; pour moi, se promener, c'était tout sauf travailler. Il aura fallu ce reportage pour m'ouvrir les yeux et me faire comprendre qu'une étape importante reste à franchir : identifier à quoi fonctionne mon moteur d'énergie. Il me faut pour cela sortir des schémas sur lesquels j'ai jusqu'ici élaboré intuitivement mon fonctionnement. J'y reviendrai peut-être, mais je saurai alors pourquoi.

  • Avant opposés ; aujourd'hui unifié

    Serial swimmer brSerial swimmer - Acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2015

    Dans ma "vie d'avant", quand je travaillais en entreprise, le temps avait ses codes et ses rythmes. "Métro, boulot, dodo" avait du sens. Il y avait le temps du travail, celui du repos, celui du loisir.

    Il s'agissait d'optimiser le temps du travail dans l'espoir de maximiser celui du repos ou du plaisir. La semaine était opposée au week-end, les congés au temps de travail, la vie personnelle à la vie professionnelle, la famille au "boulot". J'essayais en permanence que l'un n'empiette pas sur l'autre : partir le plus tard possible du boulot sans risquer de rentrer trop tard à la maison, Arriver le plus tôt possible à l'entreprise pour tenter de partir plus tôt qu'à l'habitude sans culpabiliser...

    Le temps de repos, c'était celui de la solitude, de la tranquilité, quand personne n'attendait rien de moi. Il se limitait le plus souvent au sommeil, pas toujours réparateur car encombré des scories des autres temps.

    Ce qui a probablement le plus changé depuis que j'ai quitté le monde de l'entreprise est mon rapport au temps. Dans ma "nouvelle" vie, je ne lutte plus contre lui parce qu'il a retrouvé son unité. Je passe mon temps à observer, à questionner, à m'informer, à tenter de comprendre, à chercher ma place. Et lorsque je suis prêt à peindre, je peins.

    Quid alors du travail, des loisirs et du repos qui constitutaient un autrefois un tout, un ensemble qui rythmait ma vie ? Je m'aperçois qu'ils se fondent dans mon "temps d'existence". Si le travail tel que je le pratiquais n'existe plus, le repos lui aussi n'existe plus, tout comme les loisirs. La pression n'a plus sa place, mais... la décompression non plus, avec le relâchement ou la folie qui l'accompagnait. Les moments d'amusement sont rares, probablement parce que leur fonction libératrice n'a plus lieu d'être.

    J'étais loin d'imaginer ce nouveau rapport au temps et ses effets collatéreaux. Si l'absence de pression est appréciable, le fait d'être en alerte/observation permanente est parfois fatigant. Je ressens aujourd'hui un besoin de légèreté, de ne faire attention à rien, de me laisser porter par la vie qui coule... jusqu'à ce qu'une image, une couleur, une lumière, une harmonie me rappelle que l'art est partout et qu'il est devenu ma vie.

  • La fascination du négatif

     

    Balrog brBalrog - Acrylique sur carton - 50 x 70 - 2015

    "Balrog" est une œuvre particulière. Comme tous mes gestes colorés, elle ne représente rien, ce qui est l'essence de l'abstraction, si ce n'est un monde intérieur sur lequel je n'ai pas de prise.

    Parmi mes créations colorées, il en est pour lesquelles j'ai de la tendresse, de l'affection. Certaines ne me parlent toujours après un an passées au mur et pourtant je les y laisse accrochées et d'autres sont remisées et ne seront jamais présentées. Je les garde juste à titre historique, ne serait-ce que pour me rappeler que ce que je fais ne me plaît pas toujours.

    Et puis il est des œuvres qui me fascinent. Non parce qu'elles sont plus belles que les autres mais parce qu'elles représentent pour moi une énigme. Mon entourage y est moins sensible. La lumière et les couleurs vives y sont souvent moins présentes. Elles sont moins accessibles et même potentiellement déstabilisantes. Quelque chose "touche" sans que l'on sache précisément pourquoi... ou peut-être ne veut-on pas se l'avouer parce qu'elles évoquent des sentiments ou notions négatifs : la peur, la violence, la colère, l'indifférence, l'intolérance, la difformité.

    Alors pourquoi avoir envie de regarder ces œuvres ? Qu'est-ce qui attire notre œil lorsqu'on passe à proximité ? Chacun a la réponse en soi mais n'est pas toujours capable de la faire émerger. Ce que l'on voit réveille en nous des sensations que l'on aime pas vivre et, pourtant, nous sommes comme aimantés, obligés de regarder, comme quand, enfant, le soir, il fallait absolument regarder sous son lit pour s'assurer qu'il n'y avait pas de monstre.

    Certaines œuvres nous permettent de faire le point sur "où on en est" vis à vis de ce que l'on ressent et de pourquoi on le ressent. Plus j'avance, mieux je comprends que la peinture est un miroir de notre vécu. Il suffit de s'observer en la regardant.

  • Double détente

    EffusionEffusion - Acrylique sur papier spécial - 30 x 21 - 2015

    Etrange discussion que celle que j'ai eue voici quelques jours avec un artiste qui œuvre dans un domaine différent de la peinture.

    Ce soir-là, j'exposais dans le lieu de notre rencontre une vingtaine de geste colorés. J'avais également apporté quelques gouaches et aquarelles, me disant qu'elles pourraient peut-être intéresser les personnes de l'assemblée qui ne seraient pas sensibles à la peinture abstraite.

    Voyant la variété de ma production, mon interlocuteur a d'abord signifié son intérêt pour certaines toiles abstraites. Après avoir vu mes aquarelles sur Paris, il m'a fait part de sa satisfaction de constater que je savais dessiner. Pour lui, si un peintre ne sait pas dessiner correctement, sa production abstraite ne mérite pas d'être considérée de la même façon que s'il "sait", s'il a prouvé qu'il est "capable". Une double détente, en quelque sorte, le second coup ne pouvant partir que si le premier a été tiré.

    A la fierté que j'avais d'être considéré par cet artiste, venait se mêler une certaine confusion. Je pensais alors : "bienheureux celui qui peint des œuvres abstraites sans être passé par la case apprentissage". Cela signifie qu'il dispose d'une sensibilité immédiatement accessible, parce qu'elle n'a pas été déformée, enfouie comme la mienne a pu l'être sous des dictats culturels et sociaux concernant l'art et les artistes. Il m'a fallu beaucoup de temps pour la comprendre et pour y croire.

    Je comprends aussi que celui qui est fier d'une production et d'une reconnaissance obtenues à force de travail recherche chez celui qui revendique, explicitement ou non, faire partie de son monde, la preuve que la poursuite de l'excellence est inscrite dans son parcours.

    J'ai pris conscience, ce soir-là, que, pour moi, la technique doit être absente de ma posture créatrice. Si j'y pense, je ne serai pas dans la vérité. Cela remet encore un peu plus en cause l'idée que j'avais du travail du peintre. Chacun a la sienne, fruit de son histoire. En ce qui me concerne, lorsque je peins, je ne cherche plus à "faire"... juste à "être".

  • Ange créateur et démon impatient : la bagarre !

    Bigger one

    L'ange créateur - Acrylique sur toile - 92 x 73 (F30) - 2015

    C'est le moment ou c'est pas le moment ??? La question me hante depuis plusieurs jours.

    J'ai compris mon fonctionnement de créateur : je dois sentir que "c'est maintenant" pour m'y mettre. Avant, je ne savais pas ce qui se passait, je m'inquiétais de ne pas avoir envie ni besoin de peindre. Depuis que je sais que c'est normal, j'attends de sentir "le" moment. Mais le fait d'attendre vient polluer négativement (pléonasme ?) ma posture. Je passe plus de temps à me dire "c'est pas maintenant" qu'à ne pas y penser et laisser l'envie grandir. Mon impatience refoulée ressurgit et me dit "vas-y quand même". En définitive, c'est la bagarre entre l'ange créateur et le démon impatient, le premier ne voulant pas gâcher l'énergie patiemment accumulée jusqu'ici et le second soufflant à l'oreille  : "si tu n'essayes pas tu ne sauras pas !".

    C'est comme avec un vin que le propriétaire pense prometteur et dont il n'a qu'une bouteille. A partir d'un certain temps de garde, le gourmet doit décider si c'est le bon moment pour l'ouvrir. Il est excité par l'idée de déguster/savoir et inquiet d'être déçu de l'avoir fait trop tôt.

    Je me rends compte que j'intellectualise beaucoup mon activité artistique. Je passe plus de temps à penser, lire, ressentir et m'imprégner de sensations qu'à travailler physiquement, concrètement, le geste et la couleur. Je me dis qu'aujourd'hui, créer est pour moi un aboutissement qui remet le compteur à zéro. A partir d'une création, une nouvelle période s'ouvre, qui durera une heure, une semaine, un mois, au cours de laquelle les expériences, les rencontres, les sensations alimenteront ma réflexion et feront grimper ma jauge énergétique jusqu'à un nouvel acte créateur.

  • C'est un plaisir et... ça fonctionne !

    Camara mon musee 201503 redim

     

    J'ai fait les comptes : 130 œuvres attendent patiemment leur sort : une douzaine sur toiles, une dizaine sur carton et carton toilé, 25 sur papier spécial et environ 80 sur papier classique, principalement des aquarelles et gouaches.

    Le stockage des œuvres est un problème à gérer pour qu'elles soient conservées sans se détériorer et tout en restant accessibles. C'est en partie pour cette raison que je choisi parfois de peindre sur carton toilé, 6 fois moins épais qu'une toile. Si c'est plus pratique à stocker, ce n'est pas toujours une bonne idée car certains salons de peinture auxquels je me porte candidat demandent exclusivement d'exposer des toiles sur chassis.

    Chez moi, j'ai équipé les murs de plusieurs pièces avec des rails pour cimaises. Je peux ainsi avoir sous les yeux ce qui est en cours, faire des tests de scénographie et m'approprier les œuvres qui sont sur le fil de mes émotions. La semaine dernière, j'ai pu ainsi préparer une exposition dans un restaurant où je dînais avec d'anciens collègues. J'avais amené une centaine d'œuvres dont une trentaine de toiles et de cadres, le reste étant des aquarelles et gouaches mises derrière passe-partout sous blister. La salle était équipée de rails. J'avais amené mes cimaises équipées de crochets et l'ensemble, avec les œuvres, tenait sans problème dans ma voiture.

    Les toiles et cadres étaient visibles de la trentaine de participants. Les aquarelles et gouaches passaient de mains en mains, de table en table. C'était animé, sympathique et convivial... Dans ces circonstances, rien ne vaut de pouvoir montrer les œuvres "en live" plutôt que sur "books" ou sur tablette.

    En 2015, je veux me rendre visible et saisir toutes les opportunités pour montrer ce que je fais. Si vous organisez ou participez à un évènement, la réunion d'un club, d'une association, de votre famille, à laquelle vous aimeriez apporter une touche artistique et colorée, je suis prêt à étudier la possibilité d'exposer tableaux et gestes colorés. Je l'ai constaté : ça fontionne, c'est apprécié et, pour moi, c'est facile et c'est un plaisir de le faire !

  • Circulez, y'a rien à voir !

     

    Hakochi 4

    Hakochi 4 - Acrylique sur papier - 18.5 x 26.5 - 2015

    Lorsque j'expose mes gestes colorés au regard de mes visiteurs, j'observe 2 types de réactions.

    Les un(e)s évoquent ce que l'œuvre fait naître dans leur imaginaire. L'univers marin et les animaux sont souvent cités.

    Les autres me font part de choses plutôt immatérielles et des sensations qu'ils ressentent : souffle, violence, équilibre, couleur, contraste, profondeur, mouvement, force...

    Un ami me disait qu'il ne cherche surtout pas à "voir" quelque chose dans mes gestes colorés, qu'il préfère se laisser gagner par la couleur, la composition et les lignes. Chercher une signification, une ressemblance avec quelques chose de précis viendrait polluer ses sensations.

    Cette discussion que nous avions eue m'a décidé à être sélectif dans le titre que je donne à une œuvre. S'il est trop précis, cela peut gêner ou influencer le spectateur, consciemment ou inconsciemment. Peut-être est-ce pour cette raison que des artistes ont appelé certaines de leurs œuvres "Untitled", "Sans titre", "Composition", "Mouvement"... avec un numéro d'ordre pour les différencier.

    J'aime donner un nom à une œuvre. Il représente un lien entre elle et moi. Cela me permet de la mémoriser, d'en parler en l'ayant immédiatement à l'esprit avec ce que j'ai vécu en la réalisant. La nommer favorise le partage et j'aime partager ! Sourire

    Et vous ? Êtes-vous parmi les spectateurs qui aiment voir "quelque chose" dans une œuvre abstraite ou préférez-vous vous laisser guider uniquement par vos sensations ?

    Vous pouvez répondre au questionnaire en cliquant ICI.

  • Connecté !

    Celeste 3 brCéleste 3 - Acrylique sur carton toilé - 30 x 40 - 2015

    Un matin de cette semaine, je me suis réveillé en faisant un geste coloré. Dans le même temps, une sensation a traversé mon esprit et mon corps. C'était comme si je faisais faire un changement d'orientation de 180° à un connecteur interne. Il était au préalable orienté vers mon cerveau pour se diriger désormais vers mon ventre.

    Un peu de recherche sur Internet m'a appris que cet endroit que je connectais à mon geste correspondait au positionnement du 2è chakra. Selon des croyances issues de l'hindouisme, les Chakras sont des centres énergétiques répartis dans le corps selon un axe qui va du sacrum au sommet du crâne. Ils sont des capteurs, transmetteurs et émetteurs d'énergie. Il en existe 7, le 2éme étant notamment lié à la création. Que l'on y croit ou non, j'ai été surpris de cette découverte qui, je le sens, me procure de l'apaisement.

    Plus j'avance dans la vie, plus j'ai le sentiment d'intégrer ce que je sais ou, plutôt, ce que je crois savoir. Ce que je pense devient progressivement ce que je fais. Depuis que je m'intéresse à la pratique artistique, je lis et j'entends que je dois me lâcher et simplifier mes conceptions, mes réalisations, mes gestes, mon expression. Je comprends que le cerveau complique tout et que cette nouvelle connexion va m'aider à poursuivre avec sérénité ma route à la découverte de l'art et de la posture artistique.

     

  • Je suis le fil

    1208

    1208 - Acrylique sur toile - 33 x 24 (4F) - 2015

    Je ne sais pas le matin si je vais peindre aujourd'hui. Je ne le sais pas une heure avant. Je n'en suis toujours pas sûr une minute avant que j'identifie que "c'est maintenant" et que j'installe mon matériel. Pourtant la question est permanente Je me lève avec et je me couche avec le constat que je l'ai fait... ou pas. J'ai compris que c'est comme cela que je fonctionne.

    Quand je commence, la difficulté est de rester concentré sans me dire qu'il doit absolument sortir quelque chose de l'exercice. Mes exigences deviennent problématiques car celles que j'ai cernées planent dès que le tube de couleur est dans ma main : faire différent, me surprendre. Si j'y pense, c'est mort ! Je sais en général après quelques minutes s'il est opportun pour moi de continuer. En prenant des décisions de couleurs et de gestes, je me trouve emmené sur un chemin dont je suis le fil... dans tous les sens de l'expression.

    Il y a encore quelques mois, vivre ainsi mon activité artistique et créatrice était engoissant, tant cette façon de "travailler" est aux antipodes de celle que j'ai vécue lorsque ma vie était planifiée et projetée au quotidien. Aujourd'hui, c'est juste déstabilisant.

  • La vie de Phenix

    Phenix br1

    Phenix - Acrylique sur toile - 60 x 60 - 2015

    Mes pérégrinations artistique m'amènent parfois à des résultats dont je ne sais pas quoi faire. "Phenix" en est un exemple. Il est complètement différent de ce que j'ai produit jusqu'ici et je manque de repères pour orienter sa vie.

    Il y a encore quelques mois, le doute m'aurait rongé. Aujourd'hui, ce n'est plus un problème. Je mets l'œuvre à l'épreuve du temps, à la maison. Je la place dans un endroit d'où je peux la voir souvent. J'ai équipé à cet effet plusieurs murs de cimaises, me permettant de pendre des grands formats, de les changer de place pour les soumettre à différentes lumières et des angles d'observation variés.

    Après un temps que je juge suffisant, si je ne vois toujours pas quoi ajouter ou corriger, je la publie, comme je le fais maintenant. De vos réactions, à vous, lecteurs, dépendra son avenir, car j'ai été plusieurs fois surpris, dans un sens comme dans l'autre, de réactions de visiteurs du blog ou d'une expo. Certaines œuvres que je trouvaient enthousiasmantes semblaient boudées, alors que d'autres, auquelles je ne croyais pas étaient plébiscitées.

    Qu'en est-il de "Phenix" ? Vous aura-t-elle touché(e) ? Même si rien ne vaut la confrontation directe, car je trouve que les couleurs sont plus belles en réalité que sur l'écran de mon ordi (et donc du vôtre), j'espère vos commentaires et vous propose de tester un nouvel outil en répondant au sondage qui se trouve en cliquant ICI.

    Bonne semaine !

  • Perplexité

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    Lobster - Acrylique sur papier spécial - 21 x 30 - 2015

    Passant à côté du Centre Pompidou, j'y suis entré avec l'espoir de vivre des émotions face aux œuvres de Kandinsky. Déception : l'étage de l'Art Moderne est en  rénovation et ne redeviendra accessible qu'en mai prochain.

    J'ai saisi l'occasion d'aller voir l'étage de l'Art Contemporain. J'avais fait une première visite, il y a deux ans, dont j'étais sorti perplexe. J'avais l'impression de n'avoir rien ressenti de positif. Pas une fois je ne m'étais dit "j'aime" ou "j'ai envie" (de regarder, de m'attarder, de comprendre, d'observer...).

    J'ai conscience d'avoir fait du chemin en deux ans. Je pense avoir aujourd'hui un regard différent, plus large, plus tolérant, plus exercé. Je me suis dit que cette nouvelle visite était l'opportunité de faire le point sur ma sensibilité à l'Art Contemporain, stimulé par l'expérience vécue positivement au Palais de Tokyo, avec l'expo "Inside".

    Fin du suspense : un fois de plus, je n'ai pas été touché par ce que j'ai vu si ce n'est par le format souvent immense de œuvres. Mon seul souvenir provient d'une vidéo présentant un homme qui navigait sur une table en bois renversée à l'arrière de laquelle il avait accroché un moteur de 25 cv. On peut trouver ça débile ou génial mais la façon dont c'était filmé rendait la vidéo fascinante.

    J'ai terminé ma visite par la rétrospective Jeff Koons, cet artiste américain dont les œuvres atteignent des sommets lors de ventes aux enchères (58 millions d'euros pour un "Balloon dog" comme celui-ci : 20150211 180123 360x640). D'autres œuvres présentent des fleurs en plastique, des aspirateurs dans des coffrets transparents empilés les uns sur les autres, un ballon de basket dans un aquarium baignant dans un liquide transparent...

    Là encore, je n'ai pas été sensible à cette forme d'art et ne comprends pas ce qui fait son succès. Certes, il y avait des explications sur la portée que Jeff Koons donnait à ses réalisations mais elles ne m'ont pas atteintes.

    Pourtant, quand je vois le sort qui fut réservé à certains maîtres, notamment à la fin du XIXè siècle (Cézanne, par exemple), je me dis que je dois rester connecté à ce qui se fait, ne pas rejeter ce qui ne me touche pas aujourd'hui car ça le fera peut-être demain. En réagissant ainsi, je me sens "Charlie" ;-).

  • Comment savoir qu'un tableau est terminé ?

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    Deep up - Acrylique sur carton - 50 x 70 - 2015

    Une question revient régulièrement chez les personnes qui s'intéressent à mon activité de peintre : "comment sais-tu qu'un tableau est terminé ?".

    Je sais que c'est une "bonne question", comme on dit, pour me l'être posée de nombreuses fois, en atelier, comptant sur mon coach pour me donner la réponse.

    Je pense qu'il y a des critères communs et d'autres spécifiques à chaque artiste, qui lui permettent de décider de poursuivre ou d'arrêter. Il me semble que l'impression d'ensemble est déterminante dans ce choix. A force d'observer, chez les autres et au sein de ma production, ce qui me plaît ou non, de m'efforcer d'exprimer pourquoi je ressens telle ou telle sensation et de l'objectiver, je vais aujourd'hui directement au but. Si je ne suis pas immédiatement et totalement séduit, c'est qu'à mon sens il manque quelque chose ou qu'il y en a trop.

    En ce qui me concerne, les deux plus grands dangers sont, d'une part, d'aller trop loin, d'autre part d'hésiter trop longtemps. A vouloir faire plus ou mieux, on risque de s'égarer dans une impasse. La touche qu'on veut rajouter pour satisfaire à des critères techniques concernant la lumière, la répartition des couleurs, peut être une tueuse implacable et ôter en un instant la fraîcheur et la sincérité d'une œuvre pour en faire un objet commercial que l'on améliore pour qu'il plaise. Je pense que le spectateur ne s'y trompe pas.

    Mais si cette touche vient des tripes, parce qu'il manque "cette" couleur à "cet" endroit précis de la toile sans savoir précisément pourquoi, si c'est un besoin davantage qu'un soucis esthétique, l'artiste reste en connexion avec sa profondeur, sa sincérité et il saura apporter la quantité de couleur et le mouvement qui vont avec.

    Parfois pourtant, aller trop loin est salvateur, quand une touche supplémentaire amène une idée supplémentaire qui, concrétisée, me surprendra. C'est ce que je préfère : être surpris. Si je ressens cela, mon tableau est terminé.

     

     

  • Slidin', tout simplement

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    Slidin' - Acrylique sur carton - 50 x 70 - 2015

    Merci de votre regard.

  • Alors, ça t'inspire ?

     

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    Cascades de glace du Vénéon - Saint Christophe en Oisans - 31 janvier 2015

    2 février 2015. Mes camarades et moi sommes entourés d'arbres croulant sous la neige et de parois rocheuses et glacées. Le ciel est bleu et la montagne est belle.

    "Alors, Denis, ça t'inspire ?" me lance une compagne de randonnée avec qui nous discutions peinture la veille. Tant de beauté ne peut qu'inspirer le peintre que l'on verrait bien rentrer chez lui après une si belle journée, se précipiter dans son atelier et mettre sur la toile les sensations et les images issues de ce qu'il a vu et ressenti.

    Pourtant non, ça ne m'inspire pas. Cette réponse, si iconoclaste soit-elle, est facile à faire car je me posais la question "Est-ce que tout cela m'inspire ?" quelques minutes avant qu'elle me soit lancée. Je me suis alors vu peindre une toile associant le bleu azur et le blanc, avec des formes évoquant les arêtes, les faces et le ciel. Il y a un an, je me serais dit qu'en rentrant, je tenterais de mettre ce que je ressens sur la toile.

    Aujourd'hui ce n'est plus le cas. La montagne ne m'inspire plus. Mieux que cela, elle me construit. C'est ici que mes idées s'éclaicissent, que je comprends qui je suis, que j'évalue mon rapport à l'engagement, à la douleur, à la peur, au courage, à la solidarité, à la confiance en soi et en l'autre, au dépassement de soi. La montagne est l'endroit où je regarde autour de moi et où je vois en moi.

    Ce que j'y vis se retrouve très probablement quelque part dans mon expression artistique mais ce n'est pas prémédité et en tous cas pas sous une forme reconnaissable.

  • Expiration... Inspiration...

    Inca

    Inca - Acrylique sur carton toilé - 50 x 50 - 2015

     

    La fin de semaine a été exceptionnelle. Participer au 1er colloque interprofessionnel de Respirologie m'a permis de comprendre à quel point la respiration est au centre des relations entre le corps et l'esprit. Cependant, la plupart d'entre nous n'ont pas conscience d'effectuer cet acte pourtant exécuté des milliers de fois par jour.

    Des éducateurs, des thérapeutes, des soignants, des médecins, des coachs, des sportifs ont échangé expériences, connaissances et pratiques qui mettent en jeu la respiration avec pour objectif d'aider l'autre ou soi-même à acquérir plus d'aisance, de confiance, d'efficacité, de bien-être et de vitalité tant dans sa vie quotidienne que dans les circonstances exceptionnelles que la vie nous réserve parfois.

    Ma première découverte fut d'identifier que se concentrer sur sa respiration, sur la façon dont l'air entre et sort de notre corps et de nos poumons, est un puissant facteur de vigilance. Je l'ai expérimenté "en live" pendant le colloque, aux moments où je sentais mon attention faiblir.

    Dans mon activité artistique, respirer "en conscience" développera mes capacités d'observation, de perception et de concentration. Au moment de réaliser mes gestes colorés, mon inspiration dépendra de... mon expiration.

    Pour en savoir plus sur la Respirologie et faire connaissance avec celui qui met toute son énergie pour nous convaincre que "bien respirer pour mieux vivre" est un enjeu de santé publique, visitez le site www.respirologie-france.com.

     

  • Cerner la posture

    Calligo

    Calligo - Acrylique sur toile - 55 x 46 - 2015

     

    Le catalogue de l'exposition Mathieu organisée à la FIAC 2014 par la Galerie Applicat-Prazan est une mine d'informations à propos de cet artiste dont je me sens de plus en plus proche dans la façon de travailler mes gestes colorés.

    En page 12 sont cités les 4 critères par lesquels Georges Mathieu définissait l'Abstraction Lyrique :

    1. Primauté accordée à la vitesse d'exécution
    "Je n'ai pas peint par manque de temps ou pour battre des records mais simplement parce qu'il ne fallait pas plus de temps pour faire ce que j'avais à faire et qu'au contraire un temps ralentissant les gestes, introduisant des doutes, aurait porté atteinte à la pureté des traits, à la cruauté des formes, à l'unité de l'œuvre"

    2. Aucune préexistence des formes
    "En supprimant les 3 références à la Nature, à une esthétique et à une esquisse, la peinture allait permettre une plus grande rapidité d'exécution"

    3. Absence de préméditation des gestes
    "Tous mes gestes s'enchaînent et je ne peux ni les expliquer ni les modérer. Il ont pour aboutissement une sorte d'écriture inspirée, réalisée sans aucune préméditation"

    4. Nécessité d'un état second de concentration
    "Je ne peux pas travailler quand je sais que j'ai huit mois pour faire quelque chose. C'est à la dernière minute que vient la concentration totale. Seule la concentration peut faire naître l'inédit, le sublime, l'émouvant, l'exceptionnel".

    Mathieu exprime beaucoup de choses que je ressens et me décomplexe. Ses mots m'aident à "digérer" que rapidité n'est pas synonyme de facilité. Comme Mathieu, je ressens un appel, une impulsion qui commande de passer à l'acte et ne se décrète pas, ne s'organise pas, ne se prépare pas. C'est dans cette sorte d'état d'urgence que naissent mes "Gestes colorés". Si je ne suis pas habité par cette sensation, la vitesse du geste sera trop lente ou empreinte de doute et là... le souffle se change en brise légère et l'émotion risque l'absence.

    Ainsi, au fil de l'expérience, je cerne la posture efficace, celle qui me permet de créer avec force et sincérité. Si je peinds moins souvent, je sais pourquoi et je l'accepte.

  • C'est la première fois...

     

    ...et aussi la dernière que Cabu ne me fait pas rire. Sa disparition m'est insupportable.

    Le Grand Duduche, l'adjudant Kronenbourg et mon Beauf ont la lourde charge de sécher les larmes de mon infinie tristesse.

  • D'une année à l'autre

    Carte de voeux 2015 denis

    Je vous souhaite une année 2015 inspirante et créative

    Je profite de la nouvelle année pour faire le point sur ce que j’ai vécu en 2014.

    Assurément, ce fut un bon cru : une cinquantaine d’œuvres, plutôt des aquarelles en début d’année et des gestes colorés ensuite. Le recueil « Paris vu de la Seine » en avril et 6 semaines d’expo en fin d’année. Quelques grands formats, un nouveau site internet et une plus grande visibilité sur les réseaux sociaux.

    En 2014, j’ai compris que c’est dans le geste coloré que je m’épanouis, même si je n’abandonne pas l’aquarelle et la copie. Les réactions des visiteurs de mon expo m’encouragent à poursuivre sur de plus grands formats. Si j’ai une certitude, c’est que 2015 sera pour moi l’année du grand format, 50 x 50 et plus.

    Je vais chercher des lieux d’exposition : galeries, salons, médiathèques, salles municipales…

    Peut-être aussi décliner ma production dans d’autres formats, sur d’autres supports. Vous pourrez suivre mes projets en visitant régulièrement le site.

    Je vous souhaite une très bonne année 2015 !

  • Artiste et Travail : cela a-t-il un sens ?

     

    Depuis que j'ai décidé de développer ma fibre artistique, en octobre 2011, je me suis interrogé sur la notion de travail dans cette nouvelle activité.

    Je suis parti plein de bonnes intentions. Celle de 2012, citée dans mon article du 11 janvier de la même année, était "nulla dies sine linea", pas un jour sans une ligne. Je me suis rapidement rendu compte que j'en serais incapable et que ce n'étais pas la façon dont j'avais envie de vivre l'art. Je ne voulais pas m'astreindre à un exercice quotidien sous prétexte que c'est ce que faisait Picasso, Cézanne ou d'autres maîtres.

    En évoquant la notion de travail, Albert Jacquard tient des propos éclairants.

  • Une belle fin d'année...

    Fourth-Avenue

    Georges Mathieu, "Fourth Avenue" - Huile sur toile - 152,4 x 152,4 - 1957
    source : www.fiac.com

    Il s’est passé de belles choses, cette semaine.

    D’abord le décrochage à la Galerie d'Aguesseau, mardi 16, après 6 semaines d'exposition. Deux visiteurs de dernière minute ont permis de prolonger le plaisir de la rencontre autour des gestes colorés. Nous avons procédé ensemble à la dépose dans une ambiance joyeuse. J’avais vu les gestes colorés des dizaines de fois dans cette galerie, derrière une vitrine où ils étaient bien mis en valeur. Pourtant, en les tenant en main à la lumière du jour, j’avais l’impression de les redécouvrir, encore plus colorés et lumineux.

    A la suite de l’article publié sur mon blog à propos de l’exposition « L’envolée lyrique », une amie s’est manifestée, me signalant que des œuvres de Georges Mathieu étaient exposées jusqu’au 20 décembre dans les 2 galeries parisiennes Applicat-Prazan, rue de Seine et avenue Matignon.

    Dans chacune d’elles, j’ai rencontré une personne délicate, charmante et passionnée avec qui j’ai évoqué mon parcours et ce qui m’amenait à la peinture de Mathieu. Les toiles de Georges Mathieu exposées avaient été présentées à la FIAC 2014 et un superbe catalogue format A3 me permet de prolonger l’émotion ressentie devant certaines œuvres, notamment « Fourth Avenue » (ci-dessus) et « Ksanti ».

    Dans le catalogue, j’ai trouvé des mots sur la façon dont Georges Mathieu concevait son travail de création. Je me sens décidément très proche de sa démarche.

    Je vais suivre de près la programmation de cette galerie dédiée aux Grands Peintres de l’École de Paris des années 50.

    Avec un dernier trimestre riche d'expériences et d'émotions artistiques, 2014 se termine en beauté.

  • Les regrets de "L'envolée lyrique"

    L envolee lyrique paris 1945 1956

     

    J’ai acquis récemment un livre de peinture intitulé « L’envolée lyrique, Paris 1945-1956 ». On y trouve le catalogue commenté de l’exposition éponyme qui s’est tenue au Musée du Luxembourg en 2006.

    On y trouve des œuvres d’artistes connus du grand public comme Pierre Soulages et Nicolas de Stäel, et celles d’artistes moins célèbres mais dont l’œuvre, plus encore que les 2 premiers, me transporte et me touche : Georges Mathieu, Zao Wou-ki, Hans Hartung, Bazaine, Doucet, Riopelle, Schneider, Wols… Je ne sais plus où donner du regard dans ce monde de couleurs et de gestes. Je comprends, j’admire et je ressens le besoin physique de la rencontre, de vibrer en face des toiles.

    Si l’espoir peut être vain, les regrets le sont assurément. Pourtant, ne pas pouvoir vivre aujourd’hui l’évènement de cette exposition provoque en moi une sensation bizarre, qui ressemble à celle des mauvais choix, des erreurs bêtes et irrattrapables, des occasions ratées, de la frustration… Mais je n’y peux rien, puisqu’à l’époque je n’étais pas « né » à tout cela !

    Chaque œuvre du catalogue est accompagnée d’une citation dont deux me parlent particulièrement :

    -      Georges Mathieu : « Aucune image, aucune idée antérieure ne précède la seconde où je commence à peindre ; le premier geste peut être arbitraire. Il l’est le plus souvent. Mais le second est implacablement lié au premier (…) Je suis victime de mon premier geste. »

    -       Sam Francis : « Je crois que la valeur d’une action (d’une peinture) se trouve dans le domaine du non-intentionnel. Car les choses intentionnelles ont nécessairement une surface qui nous trahit, nous oblige et qui cache presque tout. »

    Si vous avez visité cette expo et si vous avez envie d’en partager des souvenirs, faites-moi signe, je suis preneur !

  • Inside : déroutant, étonnant, dérangeant !

    Thidet stephane

    Stéphane Thidet, Le Refuge, 2014. Inside, Palais de Tokyo. Crédit photo : André Morin

    Mi-novembre, 17h45. J'ai 2h disponibles entre 2 rendez-vous et je suis à côté du Musée d'Art Moderne. Je m'y engouffre pour admirer, une fois de plus, l'immense fresque de "La fée électricité" puis les œuvres colorées des Delaunay ou un tableau hypnotisant de Zao Wou-Ki, un maître de l'abstrait. Las ! A peine entré, j'entends le haut parleur suggérer aux visiteurs de rejoindre la sortie, le Musée fermant à 18h.

    Heureusement, en face, se trouve le Palais de Tokyo, qui ouvre à midi et ferme à minuit. Y sont programmées des expos et évènements d'art contemporain. En ce moment y a lieu "Inside", exposition où, d’une installation à l’autre, le visiteur "se trouve toujours à l’intérieur d’œuvres qui nous conduisent en nous, de la peau jusqu’à nos pensées les plus secrètes", dixit la plaquette de présentation.

    J'avais jusqu'ici visité une seule expo d'art contemporain à Montrouge, en 2008, époque où je n'avais pas encore idée de mon futur artistique. Je m'étais senti étranger à ce type d'art dont l'intérêt et les sujets me semblaient inaccessibles. En visitant "Inside", j'ai tout d'abord ressenti le même sentiment d'étrangeté en me retrouvant au milieu d'œuvres telles qu'une sorte de blokhaus en ciment, un château gonflable dégonflé disparaissant sous un amoncellement de poutres gigantesques, une maison-refuge à l'intérieur de laquelle il pleut averse, une salle où sur 2 murs se faisant face sont projetées des vidéos : en regardant la première on se sent voyeur alors qu'avec la seconde, on se sent observé. D'autres vidéos sont étranges et dérangeantes, faisant ressentir de l'étonnement, de l'amusement ou même du dégoût.

    Quoiqu'on pense de l'art contemporain, on ne ressort pas indemne de la visite d'"Inside". Certaines œuvres ont marqué ma mémoire de façon durable par ce que j'ai ressenti en les parcourant. En me posant, à certains moments, les questions : "qu'est-ce que je fais là ?", "je reste ou je pars ?", "pourquoi je ressens ça ?", je pense que les artistes exposants auront atteint leur but ; faire réagir le spectateur en le révélant à lui-même.

  • Signature, épisode 2

    Kokott 1

    Kokott 1 - Acrylique sur carton - 22 x 10.5 - 2014

     

    Cette semaine, avec un ami, nous avons évoqué la question de la signature. J'avais eu avec lui il y a quelques semaines une discussion qui avait été à l'origine de mon article du 6 octobre "Signature ou pas signature ?". Voyant que j'avais signé les gestes colorés exposés, il m'a fait part de son sentiment, trouvant la signature en décalage avec la personnalité exprimée par les œuvres. Je ne pouvais qu'y souscrire en me rémémorant le travail effectué pour la trouver. Tel l'élève studieux, j'avais cherché un geste simple et fluide. Avec ces propos, j'ai pris conscience de ce décalage que ressentais en fait sans le savoir.

    Mais finalement, n'est-il pas logique ? Comme l'enfant qui apprend à écrire avant de savoir signer, j'apprends à peindre avant de trouver mon expression picturale. Comme l'homme prend conscience de son caractère en grandissant, le peintre découvre sa personnalité au fil de sa vie artistique. L'adolescent cherche une signature manuscrite au moment où il lui devient nécessaire de s'identifier sur un document administratif. Mais il mettra probablement plusieurs années avant de trouver sa signature définitive, apposée de façon systématique sans y réfléchir.

    J'ai appris à peindre mais ma personnalité artistique a besoin de se construire davantage pour que je puisse en prendre conscience, me l'approprier et trouver la marque qui la signera. Tout comme il est important pour un jeune d'être accompagné par des éducateurs soucieux de son épanouissement en tant qu'être humain, j'ai la chance (provoquée) de bénéficier d'un entourage honnête, bienveillant et soucieux de mon épanouissement artistique.

  • L'expo crée l'envie

    Mon bouquet sauvage

    Mon bouquet sauvage - Acrylique sur toile - F12 / 61x50 - 2014

    Cette expo à Boulogne-Billancourt m'apporte beaucoup.

    D'abord un rythme, car j'y suis en moyenne 3 fois par semaine pour accueillir entre 3 à 5 visiteurs qui m'ont donné RV. Le temps clément de ce mois de novembre me permet d'y aller en vélo et les 120 km hebdomadaires ainsi effectués me donnent la "pêche".

    La confiance, ensuite. Peut-être devrais-je plutôt dire aussi la conscience, car je suis étonné de la tranquilité avec laquelle je vis tout cela : les discussions avec les visiteurs, qui me permettent d'affiner la perception de ma situation et de clarifier mon discours au fil des questions et échanges ; l'attente d'une heure, parfois deux, devant la galerie, à observer les passants, ne me lasse pas : tournent-ils la tête, combien s'arrêtent, devant quelles œuvres, y-a-t'il des heures plus favorables que d'autres pour les visites... Il y a tant de choses à observer que je ne sens jamais le besoin de prendre de la lecture ou de la musique pour m'aider à passer le temps. Cette tranquilité (sérénité ?) me fait penser que je suis à ma place.

    L'envie de peindre, de poursuivre mon association du geste et de la couleur. Cette envie qui me manquait, me souciait, même, il y a quelques mois, je la retrouve grâce à la belle énergie renvoyée par mes visiteurs. Travailler sur un format plus grand que le A4 présenté lors de l'expo est stimulant. Plusieurs visiteurs me l'ont sugéré et je vais explorer les aspects techniques et posturaux de ce projet. "Mon bouquet sauvage", qui accompagne cet article, représente 5 formats A4.

     

  • L'arrosé arroseur

    21 ploudo 21x30 200

    Ploudo - Acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2014

    L'expo actuelle génère des questions de la part des visiteurs : comment vient l'inspiration, d'où vient le geste, comment j'obtiens les dégradés et fusions de couleurs, combien de temps pour réaliser un "geste coloré", avec quelles références, comment je trouve les noms...?

    A ces questions, il m'est souvent difficile de répondre tant il est parfois compliqué de mettre des mots sur des sensations ; tout vient du moment, de l'énergie disponible et ressentie et des choix immédiats lors de la réalisation : quelles couleurs, où et comment les placer. Mes visiteurs se posent des questions que je me pose moi-même sur l'œuvre d'autres artistes. J'ai l'impression d'être l'arrosé arroseur et c'est un sentiment étonnant car inattendu.

    Un visiteur, pourtant, m'a surpris par son analyse de ce que je produis, identifiant très rapidement mes choix techniques. J'ai ressenti une fraction de seconde la sensation d'avoir été découvert, comme un gamin qui joue à cache-cache. Et très rapidement nous avons évoqué nos références, nos expériences et poursuivi notre conversation sur le mode de la complicité, comme deux personnes qui se comprennent sans se connaître.

    Tout comme j'aimerais qu'un artiste qui me touche me parle avec des mots évocateurs, j'essaye d'être clair dans mes réponses aux questions des visiteurs, d'utiliser un vocabulaire simple, précis, permettant d'établir une relation directe et immédiate avec mon intelocuteur.

  • Alors, ça marche ?

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    La Galerie d'Aguesseau, 9 novembre à 17h30

    Depuis samedi 1er novembre, 1er jour de l'expo, j'ai fait plusieurs permanences au cours desquelles j'ai eu des visites d'amis, planifiées ou imprévues. J'ai eu également l'occasion de me présenter à des personnes que je ne connaissais pas et qui s'arrêtent devant mes gestes colorés. Nous avons échangé quelques mots ou, plus longuement, sur nos expériences, parcours et motivations. Les visiteurs trouvent en général les œuvres stimulantes pour l'imagination et c'est ce qui fait pour eux l'intérêt de l'expo.

    Le quartier est relativement animé. Il y a toujours du passage, la galerie se trouvant à quelques dizaines de mètres d'un important complexe commercial et culturel (magasins, cinémas, restaurants et bars, médiathèque) dont je peux bénéficier si le temps est froid ou pluvieux, ou si j'ai envie de varier les plaisirs lors de mes permanences.

    Comme vous pouvez le constater sur la photo, un éclairage blanc est venu remplacer avantageusement la lumière jaune précédemment en place. J'ai eu une première réservation d'œuvre, à confirmer lorsque le client potentiel l'aura vue "en vrai".

    Quand on me pose la question : "alors, ton expo marche ?" j'hésite toujours avant de répondre. Assurément, je ne suis pas déçu, même si je constate qu'il est difficile d'attirer le regard des 2 personnes sur 3 qui, les jours de semaine, ont des écouteurs dans les oreilles ou regardent et manipulent fébrilement leur téléphone portable. Le WE, les gens marchent moins vite, se promènent en groupe de 2 à 4 personnes et prennent davantage le temps.

  • Expo Aguesseau - Accrochage

     

    Galerie d'Aguesseau - fin d'accrochage et vue de nuit

    Vendredi 31 octobre, 10h30

    Présenter 33 œuvres dans la galerie demande un travail de réglage conséquent. Nous sommes 2 pour décrocher les 25 tiges de cimaises de l'expo précédente, en sélectionner 7 de plus qui disposent d'un crochet qui coulisse correctement, rechercher la bonne hauteur pour les crochets et les fixer sur les 32 tiges, positionner ces  dernières à égale distance les unes des autres pour terminer par l'accrochage des œuvres selon l'ordre défini.

    Rectification de l'alignement puis vient l'heure de vérité. Nous sortons dans la rue et vérifions que ça "fonctionne", que ce qui a été imaginé et travaillé sur le papier donne le résultat escompté.

    Il ne reste plus qu'à poser à côté de chaque œuvre un autocollant avec son numéro, à rendre visibles la liste des prix et mes coordonnées... L'ensemble aura duré 2 petites heures.

    Samedi 1er novembre, 15h30

    Faire le trajet de mon domicile à la galerie me demande 1h de vélo, 1h15 de transport en commun ou... entre 25 minutes et 2h de voiture, selon l'état du périphérique parisien. C'est le vélo que je privilégie en cette clémente journée de Toussaint.

    Je me pose en observateur devant la galerie, histoire de voir la fréquentation du lieu un samedi et dans quelle mesure l'accrochage attire l'œil du passant. Le quartier est très animé mais la galerie est un peu excentrée, entre le centre commercial et une zone de bureaux. Il y a peu de passage, mais c'est loin d'être désert. Sur les 50 personnes qui passent en 1/2h, 5 tournent leur regard vers la galerie en continuant leur route et une seule s'arrête quelques instants. Je me dis que "c'est pas gagné" et cherche comment la scénographie pourrait être optimisée pour accrocher davantage le regard.

    Un couple d'ami arrive vers 16h et nous discutons en nous arrêtant devant la galerie. Etonnamment, dans la 1/2h qui suivit, 5 personnes s'arrêtent, prennent le temps de regarder plusieurs œuvres. L'une d'elles parcourt la totalité de l'expo. Je laisse mes amis quelques instants pour me présenter au visiteur et échanger quelques mots.

    Avec l'heure qui avance, je me rends compte que l'expo a plus d'allure, plus de visibilité lorsque la lumière extérieure diminue. Celle de la galerie prend de l'importance car les reflets sur les vitres ne viennent plus polluer le regard. La couleur des "gestes colorés" attire alors davantage. Je m'aperçois que les lumières au-dessus des œuvres sont mal orientées et qu'une vitre est très sale. Je corrigerai tout cela lundi matin, lorsque la galerie sera de nouveau accessible de l'intérieur, avec l'ouverture des bureaux de CEGEDIM.

    Rendez-vous le WE prochain pour partager l'actualité de ma semaine d'exposant Clin d'œil. Le temps sera moins clément mais je continuerai à venir observer les comportements, me présenter aux visiteurs intéressés, comprendre comment fonctionne le quartier aux différentes heures de la semaine et du WE et chercher les meilleurs lieux de rencontre.

  • Scénographie

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    A la fin de cette semaine, le 31 octobre, je procéderai à "l'accrochage", c'est à dire la mise en place des œuvres dans la Galerie d'Aguesseau.

    Cette opération est le résultat d'un travail de plusieurs semaines où j'ai passé et repassé les scénarios possibles de présentation : combien d'œuvres sur chaque mur, à quelle distance les unes des autres, selon quels critères les regrouper, lesquelles placer côte à côte, avec quel encadrement ? Il s'agira pour moi de chercher l'harmonie et de préférer le sens à l'effet.

    Pourtant, malgré ce travail préalable, le résultat de l'accrochage m'est inconnu. L'an dernier, à Saint-Mandé, j'avais pu tester l'expo quelques jours avant l'accrochage en disposant de la galerie pendant 2 heures. Cette fois-ci, je ne pourrai disposer du lieu que le jour de l'accrochage.

    L'une des contraintes viendra des allers et retours que je devrai faire entre le couloir, permettant de circuler le long des fenêtres à l'intérieur du bâtiment, et le trottoir, de l'autre côté des vitres, car la largeur du couloir ne permet pas d'avoir suffisamment de recul pour se mettre à la place du spectateur.

    Je saurai très rapidement si ma scénographie imaginaire fonctionne... ou si la journée sera longue, à déplacer de multiples fois les (32 ou 33) œuvres pour obtenir un résultat satisfaisant.

  • L'heure approche...

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    Jump'n jaws - Acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2014

    L'expo se profile et tout se présente bien. Ce seront 32 "Gestes colorés" qui seront présentés sur les 40 mètres de linéaire de la Galerie d'Aguesseau.

    L'essentiel de mon énergie et de mon temps sont orientés vers la promotion de l'expo auprès des galeries environnantes et des organes d'information municipaux. Il faut être persévérant car si j'envoie beaucoup de mails, j'ai rarement une réponse. Mais si je ne peux pas entrer par la porte, j'essaye par la fenêtre sans me décourager. Et ça, ça me plaît ! Je suis dans mon élément lorsqu'il s'agit de creuser, de chercher des solutions, de trouver avec l'aide de mon réseau des chemins permettant de contourner les difficultés. Si ça n'aboutit pas, ce n'est pas grave car l'essentiel est fait : les œuvres existent, le réseau est informé, les échéances sont fixées, les documents de communications (scans et articles) sont prêts... Tout baigne !

  • Je suis dans la place/plaque

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    Arachnid - Acrylique sur papier spécial - 21 x 30 - 2014

    Les Portes Ouvertes aux Ateliers d'Artistes ont lieu cette année à Montreuil du 10 au 13 octobre. D'un atelier à l'autre, le visiteur rencontre l'artiste et découvre ses œuvres sur son lieu de travail. Cette année, au fil de mon parcours, j'ai des sensations différentes par rapport aux années précédentes.

     

    En 2012, j'ai visité beaucoup d'ateliers. Je me sentais comme celui qui a tout à apprendre, tout à découvrir. L'artiste que j'interrogeais dans son atelier parlait d'or, je buvais ses paroles comme un disciple. Sa capacité à créer revêtait un aspect mystérieux pour lequel je ressentais fascination et admiration.

    En 2013, j'ai visité peu d'ateliers. Je n'en avais pas envie, sans que je puisse comprendre pourquoi. C'était pourtant une belle opportunité pour prendre des références et des contacts dans un monde que j'aspirais à connaître. Peut-être projetais-je ma vision de la vie d'artiste sur ce que je voyais et je ne m'y retrouvais pas. Curieuse sensation, probablement liée au fait que j'étais en période de transition quant à la considération de ma situation d'artiste.

    Cette année, je ne cherche plus à savoir comment vit un artiste, à prendre contacts et références. Je suis simplement à la recherche d'émotions et de partage. Avec les amis que j'accompagne et avec l'artiste dont l'œuvre me touche. Je ne cherche pas d'explication à tout mais plutôt à me situer en tant qu'artiste. Je me sens aujourd'hui du monde que je visite. Je suis "dans la place" en quelque sorte. J'identifie la façon dont travaille l'artiste, j'observe comment les œuvres sont mises en scène et en valeur (ou pas...). J'écoute le discours de l'artiste en réponse aux questions ou remarques des visiteurs. Je me fais une idée sur les outils de communication utilisés, les prix pratiqués et la convivialité de l'accueil.

    Sur tous ces points, je confronte mon expérience et mon projet d'exposition à ce que je vis / vois et je me sens... "dans la plaque".

  • Signature ou pas signature ?

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    Sunset - Acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2014

    Un ami a récemment attiré mon attention sur le fait que beaucoup de mes œuvres n'étaient pas signées.

    Il est vrai qu'autant je peux ressentir de la fierté à les réaliser, autant je ne ressens ni le besoin ni l'envie de les signer. Les psychanalystes auront probablement une explication à donner, mais pour moi, c'est tout simplement par ce que je trouve que la signature, telle que je la conçois, ne fait pas partie intégrante de l'œuvre. Elle peut même déranger l'équilibre qui fait qu'à un moment j'ai décidé de m'arrêter, de dire qu'elle était terminée.

    J'ai compris que, pour mon ami, la question se posait différemment. Une œuvre comme celles que je produis ne se fait pas toute seule, ne se trouve pas (en tout cas je l'espère ;-)) au bord du chemin. Elle est le fruit d'une histoire dont il a envie de voir la trace, la signature étant en quelque sorte le lien entre celui qui regarde et celui qui a fait. Tout cela a du sens.

    Sur sa demande, j'ai donc cherché une signature qui me corresponde, avec pour critères la simplicité et l'unicité du geste. En m'exerçant, je me suis rendu compte à quel point signer est un acte qui pose au peintre beaucoup de questions, comme celles de :

    - la taille : elle doit être visible sans prendre trop d'importance
    - l'endroit : où la placer pour ne pas perturber l'équilibre de l'œuvre
    - la couleur : laquelle choisir, toujours dans un soucis d'équilibre de la lumière
    - la matière : encre ? acrylique ? Cela dépend, entre autres, de la matière et du support de l'œuvre mais aussi des couleurs dont on dispose
    - l'outil : l'épaisseur du trait variera avec la taille de l'œuvre et la matière choisie ; on prendra une plume (métal ou bambou), un pinceau plus ou moins fin, un feutre...

    Je me rends compte qu'il me faudra du temps pour trouver les bons repères et me sentir à l'aise pour signer une œuvre.

  • Préparation d'expo - acte 1

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    Crédit photo : Yohan SANCERNI, photographe

     

    Dans ma vie "d'avant", je me demandais comment un artiste organisait son temps. J'imagine que la plupart des personnes travaillant dans un autre domaine que l'art voient le peintre dans son atelier, devant sa toile, l'écrivain assis devant sa feuille plus ou moins blanche, le musicien devant son instrument testant des harmonies ou s'essayant à des mélodies... Je sais maintenant qu'il y a une autre facette de la vie d'artiste sans laquelle il est bien difficile pour lui de vivre de son art : gérer son réseau, mettre en valeur son offre, soigner sa communication, se faire connaître physiquement en rencontrant des amateurs d'art, des galeristes, pour sentir où se trouve le marché et comment s'y faire une place.

    Selon Laurence Bourgeois ("Prodession Artiste / Vivre de son art" aux Editions Eyrolles) l'artiste doit consacrer la moitié de son temps à la promotion et à la gestion de son œuvre. En période de préparation d'exposition, comme c'est le cas pour moi en ce moment, cela représente 70 à 80% du temps. J'ai listé une bonne trentaine d'actions qui restent à réaliser dans les 15 jours à venir pour finaliser l'exposition des œuvres (lesquelles, avec quelle scénographie et quel encadrement...) et la communication associée (qui informer/inviter, par quel media, créer les messages, affiches et cartons...).

    Parmi les actions entreprises, j'ai sollicité un photographe professionnel pour réaliser quelques portraits dont celui ci-dessus et celui qui illustre ma présentation sur le site.

    L'expo est prévue du 29 octobre au 16 décembre 2014. L'invitation sera finalisée et publiée dans les jours à venir et un prochain article vous présentera la galerie originale dans laquelle l'expo aura lieu.

  • Expo à domicile : ça marche !

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    Mercredi dernier, j'ai testé pour la première fois une "Expo à domicile".

    Cela consistait à amener TOUTE ma production disponible pour la montrer à un particulier disposant d'une place suffisante sur sa terrasse pour l'exposer.

    Expérience à renouveler sans modération : tout est transportable en sécurité et tient dans la voiture.

    Nous avons pu tester des emplacements pour certaines œuvres, simuler des encadrements, identifier des solutions d'éclairage ou de mise en valeur...

    Tout cela s'est fait dans la plus grande convivialité, en prenant le temps...

    Un moment plein de bonne énergie ! Sourire

     

  • 2 blogs à découvrir

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    La Barre des Ecrins (4102m) et le Glacier Blanc, dans le massif de l'Oisans

     

    En septembre 2011 je créais mon premier blog sur "Artblog", qui est ce que l'on nomme une "plateforme", à partir de laquelle tout un chacun peut créer et animer un blog très simplement, sans avoir de connaissance informatique particulière.

    L'avantage d'une plateforme, outre la facilité de création/gestion du blog, est d'animer une communauté de "bloggers". Artblog est une plateforme attachante car fréquentée par des artistes amateurs ou professionnels qui n'ont en général pas la "grosse tête". C'est pourquoi j'y garde un blog dans lequel je continue à poster chaque semaine un article qui renvoie vers mon site.

    Je souhaite aujourd'hui vous faire découvrir 2 blogs que je visite régulièrement pour la qualité des œuvres présentées et la personnalité attachante de leurs auteurs.

    Le premier est celui de Nine, dont les poèmes ont une intensité et une musique auxquels je suis sensible. Nine joue avec les mots et choisit chacun d'eux pour sa sonorité et le sens qu'il donne à ses écrits. Certains poèmes sont d'une force fascinante, d'autres d'une légèreté troublante.

    Le second est celui de Jité, incroyablement talentueux pour dessiner des portraits qu'il qualifie lui-même d'hyperréalistes. Vous pourrez juger de la qualité exceptionnelle de ses réalisations en visitant son blog. Jité est amateur de montagne (visitez sa rubrique "Evasions") et de vélo "sportif", sujets sur lesquels nous échangeons régulièrement.

    Si vous êtes allé(e) faire un tour sur ces blogs, qu'en avez-vous pensé ?

  • Go, go, go !!!

    SpringSpring - Acrylique sur papier spécial - 21 x 30 - 2014

     

    Un ami galeriste m'a récemment suggéré de m'inscrire au salon des "Hivernales de Montreuil", dont c'est la 3ème édition et qui se déroule sur 4 jours à... 200 mètres de chez moi. Cette manifestation rassemble des centaines d'artistes professionnels et accueille plusieurs milliers de visiteurs. Ce serait l'occasion d'accéder au grand public dans un lieu dédié à l'art.

    L'une des originalités de ce salon est que ce n'est pas l'auteur qui choisit les œuvres qu'il exposera mais les autres artistes participants au salon. Pour chaque œuvre qu'il souhaite exposer, l'artiste doit fournir au moment de l'inscription les photos d'un couple d'œuvres de même format. Ses collègues seront alors sollicités pour choisir laquelle des 2 œuvres sera exposée.

    Ce salon est plutôt dédié aux œuvres de grand format et je ne dispose pas en ce moment de 2 grands tableaux de formats identiques. J'ai jusqu'à fin septembre pour remplir toutes les conditions et tenter de m'inscrire.

    Ce serait cool si 2014 était l'année de mon premier salon... Go, go, go !!

  • Le vent et l'eau

    Le Rampy

    Les eaux du Rampy - Aude

     

    Il est des lieux où je me sens particulièrement bien. Je ne parle pas de l’environnement humain, du bruit, des odeurs ou d’autres facteurs sensitifs auxquels je suis plus ou moins sensible, mais d’une atmosphère, de vibrations que je ressens dans un endroit et qui font que je m’y sens mieux qu’ailleurs.

    J’ai passé cet été quelques jours dans un de ces lieux : une propriété au fond d’un vallon, entre deux collines, traversée par une rivière, avec des arbres majestueux hauts de 30 à 40 mètres. Une immense maison de près de 50 mètres de façade est adossée à l’un des versants du vallon et complète cet ensemble puissant.

    Son propriétaire me disait que l’endroit est « feng shui », du nom de cet art d’origine chinoise dont le but est d’harmoniser l’énergie environnementale d’un lieu dans l’objectif d’améliorer la santé et le bien-être de ses occupants. « Feng shui » signifie littéralement « le vent et l’eau », les principaux éléments naturels vecteurs d’énergie. Le vallon, la rivière et la maison sont orientés dans le sens des vents dominants. Les arbres protègent le lieu sans s’opposer aux flux énergétiques. Quand on est sur le terrain devant la maison, on entend le bruissement des feuilles malmenées par le vent sans en ressentir la violence. Ce lieu semble indestructible et protecteur.

    Cette discussion m’a persuadé d’être dorénavant plus attentif à mon ressenti lorsque je découvre un lieu : qu’est-ce qui fait que je m’y sens bien ou non ? Comment puis-je y circuler, par mon regard et mes mouvements ? Si du vent ou de l’eau arrivait par là où j’entre, comment se comporteraient-ils ? Et si je peux améliorer la circulation de l’énergie, je modifierai l’agencement du lieu.

    Et je me dis qu’en peinture ce type de questionnement existe, le regard prenant la place du vent et la couleur celle de l’eau.

    Avez-vous déjà eu ce type d’expérience ?

  • Petit "Geste" devient grand

    Big one

    Big one - Acrylique sur toile - 60x60 - 2014

     

    "Big one" n'est pas un "geste coloré" comme les autres. C'est le premier que j'arrive à réaliser dans un format supérieur à une feuille A4.

    Depuis 18 mois, mes tentatives sur grand format n'avaient jamais abouti. Davantage de confiance, une meilleure coordination des mouvements, une capacité accrue à me relâcher ont probablement permis une plus grande amplitude du geste.

    Bon WE et bonne semaine !

  • Laisser celui qui regarde décider

    Magma

    Magma - Acrylique sur papier - 20x30 - 2014

     

    Qu’est-ce qui m’autorise à décider de montrer une œuvre ou de la remiser ? Après tout, j’en fais ce que je veux puisqu’elle m’appartient. Pas forcément…

    Je me confiais récemment à un ami à propos d’une œuvre dont je ne savais pas quoi faire, ne sachant comment la poursuivre.

    J’ai compris dans sa réponse qu’il me suggérait de la montrer telle quelle et de laisser le spectateur décider. Pour lui, il est un moment où l’œuvre n’appartient plus à son créateur, sa valeur étant révélée par l’échange qui s’installe (ou pas) avec le spectateur et les (non-) réactions engendrées.

    Se pose alors la question du lieu où montrer mes œuvres. Une expo personnelle est un moment privilégié mais il est rare, ne dépend pas que de moi et n’est pas le lieu pour tout montrer. Je ne dispose pas de galerie personnelle ni de lieu d’exposition qui me permettrait d’accueillir des visiteurs au long de l’année. Mon site internet est un endroit simple et accessible à tous mais il ne me permet pas d’observer les réactions, peu de lecteurs écrivant des commentaires.

    Lorsque je montre des photos de ce que je fais ou que je parcours ma galerie internet en compagnie d’un ami en lui commentant les œuvres, je constate souvent l’écart important entre ce qu’il perçoit et la réalité, notamment en ce qui concerne les dimensions. Selon le ressenti du spectateur, un format A4 (20cm x 30cm) peut être « fantasmé » comme 10 fois plus grand et un format 1mx1m réduit 4 ou 5 fois.

    Beaucoup d’autres choses sont très différentes quand on est face à l’œuvre par rapport à une photo : d’abord la distance à laquelle on se place pour la regarder, mais aussi l’effet « matière », inexistant en 2D, ou l’éclat et les tons des couleurs, souvent altérés par la prise de vue et la diffusion sur écran.

    Pour évacuer ces problèmes et permettre l’échange, je ne vois qu’une issue : me déplacer chez le spectateur avec les œuvres qui l'intéressent. Ça peut se faire partout, toute l’année. Good idea ?

  • La grâce : bien vu Bergson !

    Curiosity

    Curiosity - Acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2014

    "Si la grâce préfère les courbes aux lignes brisées, c’est que la ligne courbe change de direction à tout moment, mais que chaque direction nouvelle était indiquée dans celle qui la précédait."

    Ces mots, écrits par Bergson dans son Essai sur les données immédiates de la conscience, sont désormais inscrits en permanence quelque part dans mon cerveau. Comme les adresses de sites que l'on garde dans la "barre personnelle" de son navigateur internet parce que l'on y revient souvent.

    En lisant ces mots, je comprends pourquoi je regrette parfois d'avoir ajouté un geste sur une ligne colorée, qui brise une harmonie dont je n'ai conscience que parce qu'elle n'est plus là (Mmmmmh... c'était mieux aaaavant !). L'hésitation a le même effet destructeur ; j'ai beau essayer de la masquer en superposant un lien entre les 2 phases du geste, elle reste visible et perturbante. J'en déduis que de la fluidité naît la grâce qui elle-même précède la beauté. Le geste ne devrait-il pas commencer comme une évidence et se terminer dans une évaporation...? Vaste programme et... du pain sur la planche !

  • On ne se refait pas !

    Feloupe

    Feloupe - Acrylique sur toile (en cours) - 50x70 - 2014

    Je me mets parfois dans des situations difficiles. Dans l'absolu, tout cela n'est pas bien grave, mais cela peut devenir obsédant.

    "Feloupe" est un tableau fait à l'instinct. Il doit en être à sa quatrième vie, la première étant très probablement une tentative de geste coloré sur grand format et datant de 3 ou 4 mois. Au stade où vous le voyez, en illustration du présent article, il n'est pas terminé. J'ai le sentiment d'avoir atteint la limite de l'instinct créatif. Il pourrait devenir destructeur. Je préfère laisser la raison prendre le relai.

    Depuis 1 mois, le tableau est exposé dans divers endroits de la maison : salon, couloir, chambre... je n'ai pas encore essayé la salle de bain ou les toilettes Clin d'œil. Il ne me déplaît pas suffisamment pour que je lui fasse entammer une cinquième vie. Mais quelque chose lui manque, comme un aliment apétissant auquel il manque une saveur. Ma quête du moment est de lui trouver une issue, d'identifier les ingrédients qui le rendront délicieux.

    Le problème, c'est que si je fais des tests sur la toile, je ne peux pas revenir en arrière pour tester autre chose. Je dois donc trouver d'autres solutions pour travailler.

    Cela me renvoie à la notion de projet, chère à Delphine, professeur et artiste qui m'a mis le "pied à l'étrier" artistique : préparer avant de faire, esquisser avant de réaliser pour rendre le jet final efficace. Seulement voilà : la situation de difficulté n'est pas pour me déplaire. Peu importe le résultat, trouver une issue quand je suis dos au mur est stimulant. Ça me fait vivre des sensations multiples, de l'excitation à la résignation. Selon l'humeur et l'ambiance, les heures de recherche sont trop courtes ou d'une longueur désespérante. Au final cela crée une histoire qui finit toujours bien. Chaque œuvre a la sienne.

    Je me soupçonne de me mettre parfois inconsciemment dans cette situation pour avoir la satisfaction d'en sortir. Après tout, dans ma vie "d'avant", en entreprise, l'un de mes patrons à qui je posais la question "comment me vois-tu professionnellement ?" m'avait répondu : "comme un problem solver"... On ne se refait pas !

  • La beauté se partage

    Cds chabrieres 201407 2

    Les abonnés de longue date s'en souviennent peut-être : les couchers de soleil me fascinent.

    Le temps n'a pas été de la partie dans les Alpes en ce mois de juillet. Pourtant, lorsque le ciel se déchirait le soir, le spectacle confinait parfois au sublime.

    La beauté demande à être partagée. Aussi ai-je décidé d'ajouter une rubrique

    "Belles photos"

    à mon site, inaugurée avec quelques photos des Aiguilles de Chabrières. Ces pics calcaires surplombent majestueusement la retenue d'eau de Serre-Ponçon, dans les Hautes-Alpes, et sont pour moi un spectacle inspirant dont je ne me lasserai jamais.

    Bel été à tous !

     

  • Une expo exceptionnelle !

    Cezanne aquarelle rochers bibemus 2

    Cezanne - Rochers de Bibémus - Aquarelle - 1887-1890
    Collection Henry Pearlman
    Crédit Photo : Bruce M. White

    Visite aujourd'hui d'une exposition rare : Les chefs d'œuvres de la collection Pearlman, au Musée Granet d'Aix-en-Provence. J'en suis sorti avec l'envie d'en savoir plus et de peindre ; c'est bon signe !

    Henry Pearlman est un collectionneur d'art américain qui a rassemblé entre 1943 et 1974 des œuvres exceptionnelles de Cézanne, Van Gogh, Degas, Boudin, Monet, Gauguin, Pissaro, Sysley, Modigliani, Soutine... rien que ça !

    Parmi la cinquantaine présentée à Aix, une dizaine d'aquarelles de Cézanne. C'était surtout pour les voir que j'ai fait les 400km aller-retour du déplacement. Je connaissais le geste de Cézanne par ses huiles mais je n'avais jamais vu d'aquarelles et je me demandais comment il traitait son sujet avec cette technique. Ce que j'ai vu m'a tout simplement bluffé par la simplicité des choix : composition, couleurs et lignes. Les touches de couleur sont le plus souvent éparpillées dans la composition, laissant une grande place au papier vierge et à la lumière. Les 2 aquarelles de l'article présentent des lignes douces, à peine marquées, laissant ainsi une large place à l'évocation. La légèreté qui en résulte fait qu'elles sont mes préférées parmi la dizaine présente à l'expo.

    Cezanne la montagne sainte victoire vue des lauves en hiver

    Cezanne - La Montagne Sainte Victoire vue des Lauves en hiver - Aquarelle - 1900-1906
    Collection Henry Pearlman
    Crédit Photo : Bruce M. White

    Picasso confiait à son ami Brassaï à propos de Cézanne : "Il est notre père à tous", évoquant l'influence de ce dernier sur toute la génération de peintre dont Picasso faisait partie. Un Maître des Maîtres en quelque sorte...

    Si vous êtes dans les parages d'Aix-en-Provence d'ici le 5 octobre prochain, date de fin de l'expo, ne manquez pas de la visiter !

  • Dufy : aller à l'essentiel

    Dufy nice le casino de la jetee 1926

    Raoul Dufy - Nice, le Casino de la jetée - 1926
    Musée d'art moderne de la Ville de Paris

    Ça a commencé par un rendez-vous manqué du côté d'Iéna, à Paris. Qu'y a-t-il alors de mieux à faire que d'aller visiter le Musée d'Art Moderne (MAM) ? Les expositions permanentes sont gratuites et on y trouve des merveilles de la peinture contemporaine.

    Lors de cette visite, c'est Dufy qui m'a conquis. Ce n'était pourtant pas la première fois que je voyais ses œuvres mais là, j'ai été scotché ! La vivacité des couleurs, la simplicité du geste, le caractère évocateur du trait, je n'avais pas jusqu'ici perçu ces aspects dans la peinture de Dufy.

    Sur la toile ci-dessus, il est étonnant de voir comment Dufy traite le sujet : des aplats verticaux ou horizontaux de couleurs (3 ou 4) rapidement jetés, laissant apparaître ça et là des touches de lumières, un graphisme sobre et évocateur posé sur les aplats, quelques dernières touches de couleurs pour souligner certains détails et hop ! Ça paraît si simple... Ça dépasse de partout, il reste des traces d'esquisses, le trait est imprécis, presque grossier et, pourtant, chaque chose a sa place et il n'y a pas besoin de plus pour comprendre qu'on est à la mer (un trait épais de couleur, au fond à droite),  qu'il fait beau mais frais, que la scène est animée et que la foule clairsemée va dans tous les sens. Aucun détail superflu. Regarder une toile de Dufy fait comprendre ce que c'est que d'aller à l'essentiel.

    Et vous ? Connaissez-vous Dufy ? Comment voyez-vous sa façon de peindre et que vous inspire-t-elle ?

  • Le temps, la patience et l'espace

     

    Domes de Miage

     

    Dômes de Miage - Massif du Mont Blanc - 3673m

    Ces derniers temps je produis peu d'œuvres mais un intense "travail du chapeau" avec plein de questions toujours sur le même thème : le sens.

    Pourquoi faut-il trouver du sens à ce que je peins ? Si j'ai tant de mal à le faire, en ai-je vraiment besoin pour avancer ? Le chercher n'est-il pas le meilleur moyen de ne pas le trouver ? Une chose est sûre : le sens existe et je me sens (!) tel Indiana Jones avec pour fouet mes pinceaux, à la recherche du sens non pas perdu mais profondément enfoui quelque part en moi. Même si cette quête existe depuis plusieurs années, je continue à m'accrocher car je sais qu'au bout il y a une délivrance, un mieux-être.

    Question subsidaire : qu'est-ce qui me permet de tenir la distance, qui me fait persévérer ? Probablement le temps, la patience et l'espace. Quelle chance de disposer des 3 en même temps. Je n'ai pas souvenir d'avoir vécu cette situation dans ma vie en entreprise, où le temps est le plus souvent compté, où la patience est mise à rude épreuve lorsqu'elle n'existe pas chez les clients, les donneurs d'ordre et les banques, et où l'espace disponible permet rarement la réflexion et la prise de recul.

    Ma préoccupation de l'été sera de définir le thème de ma prochaine exposition, prévue à Boulogne-Billancourt du 29 octobre au 16 décembre (6 semaines !). La diversité de ma production rend cette recherche peu évidente. Cette expo doit avoir un sens que je ne perçois pas encore. Je le soupçonne d'être devant moi sans que je le voie tout simplement parce que je ne regarde pas où il faut. Je compte bien utiliser les 3 ressources citées plus haut pour le faire apparaître.

    Je vous souhaite un été ressourçant et épanouissant !

  • Du blog au site...

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    Bonne semaine !