blog

  • 5 ans d'histoires !

    Dsc 8584 1

    En septembre 2016, mon blog a 5 ans et presque 250 articles.

    Après avoir quitté brutalement en 2010 une entreprise multinationale dans laquelle j’étais chef de projet, j’ai décidé, fin 2011, de poursuivre ma vie en tant qu’artiste-peintre. Je « n’y connaissais rien », selon une expression que j’entends souvent, mais j’ai choisi de changer radicalement de vie et d’activité professionnelle.

    J’ai créé ce blog pour permettre à mes proches, parfois inquiets de ce virage vers un domaine nouveau pour moi, de suivre mon parcours et de partager avec moi les joies, les doutes, les difficultés et les découvertes auxquels ce choix de vie me conduisait.

    Je me suis efforcé de faire des articles courts aux thèmes évocateurs et concrets pour qui a la curiosité de savoir ce qui se passe dans la tête d’un nouveau venu à l’Art et qui entre de plain-pied dans cet univers sur lequel les non-initiés se font des idées et parfois des fantasmes

    En septembre 2011, j'avais en tête d'apprendre à dessiner et à peindre. Pendant 2 ans, j'ai pratiqué le dessin et la peinture en atelier pendant 15 à 25h par semaine. A force de travail et de réflexions, j'ai tenté des expériences qui m'ont amenées à réaliser ce que j'appelle des "gestes colorés". Cette transition a été essentielle en me faisant passer du figuratif à l'abstrait, de la copie/représentation à la création, du rythme d'un apprenti à celui d'un créateur.

    Il y a 5 ans, je m'imaginais faire des copies de tableau de maîtres et des portraits à la demande. Si j'ai un peu d'expérience dans ces 2 domaines, ce n'est pas là que je trouve mon épanouissement qui passe aujourd’hui par la couleur et le geste spontané.

    Fin août 2016, ce blog a reçu depuis sa création plus de 26.000 visiteurs dont 14.000 sur les 8 premiers mois de 2016. Il est devenu un lien avec des lecteurs dont la fidélité et les commentaires sont un encouragement à poursuivre.

  • Les vertus départementales

    Ssadeeba 2

    Ssadeeba 2 - Acrylique sur carton toilé - 50x70 - 2016

    Ce vendredi 20 mai, j'avais 200 km à parcourir pour accrocher mes 15 toiles au 6è Salon Gilles Anger de Rouxmesnil-Bouteilles (76), près de Dieppe. Au parcours plus rapide (mais plus long) par l'autoroute , je choisis celui des routes nationales et départementales. Moins de vitesse permet une concentration plus douce, une observation plus tranquille et moins ciblée de l'environnement. L'homme pressé virerait-il progressivement à l'homme tranquille ?

    Durant ce trajet, les pensées surgissent sur de multiples sujets à propos de........ à moins que ce ne soit de....... ???? Je ne me souviens plus ce matin de tous ces thèmes dont je me disais sur l'instant qu'ils seraient d'excellents sujets d'articles.

    Ma première réaction est de penser que c'est dommage car j'aurais pu remplir mon "réservoir à billets" duquel j'espère pouvoir tirer un projet d'article quand je suis en manque d'inspiration pour alimenter mon blog. Pourtant, est-ce que je ne suis pas toujours arrivé jusqu'ici à survivre sans difficulté avec un réservoir qui ne contient que 2 ou 3 titres d'articles dont je ne me rappelle même plus à quoi ils font référence ?

    Finalement ça a du sens : peu à peu, je peins comme je vis et je vis comme je peins. L'insécurité, la "peur de manquer" véhiculée par notre société de consommation, est relayée par la confiance dans ma capacité à réagir utilement, efficacement, pertinemment au moment opportun en tenant compte de ce qui importe au moment de l'action. C'est la technique du "je suis prêt, on verra bien" comparée à celle du "parer à toute éventualité, on ne sait jamais".

    Mis en œuvre de façon radicale dans notre société de consommation, vivre dans l'instant ("on verra bien") peut mener celui qui procède ainsi à la marginalité et à l'incompréhension de la part ceux qui projettent sur lui leur angoisse de vivre ainsi. Mais il est sans doute salutaire de mettre une dose d'instantanéité dans une vie où tant de choses nous renvoient à la peur du lendemain. Un subtil équilibre à trouver pour garder le contact social, qui permet le partage, tout en préservant l'insouciance libératrice qui caractérise l'homme tranquille.

  • 4 ans d'histoires !

    Sirac Gioberney

    Le Sirac (3441m), vu du sommet du Gyoberney (3352m)

    En septembre 2015, cela fera 4 ans que j'ai commencé mon blog et la rédaction des presque 200 articles (celui-ci est le 199ème) publiés à un rythme hebdomadaire.

    Initialement créé pour montrer à mes parents et amis mes progrès dans un domaine nouveau pour moi, ce blog est devenu au fil des articles une sorte de carnet de voyage artistique dans lequel j'évoque mes joies, mes doutes, mes difficultés, mes découvertes techniques et philosophiques.

    Lire la suite

  • Du blog au site...

    Plusieurs visiteurs du site m'ont fait part de leurs commentaires et suggestions.

    Je teste actuellement une nouvelle présentation. Selon vous, cette version stimule-t-elle l'intérêt du visiteur et permet-elle une navigation fluide ? Vos commentaires seront un guide précieux...

    Des lecteurs de l'ancien blog ont souhaité pouvoir continuer à y accéder via les rubriques des articles ; c'est désormais possible en cliquant sur les catégories ci-dessous :

    Ce billet restera accessible en cliquant sur le lien "Accéder à l'ancien blog" dans la rubrique "Blog" du menu à gauche de l'écran.

    Bonne semaine !

  • Tout simplement extraordinaire !

     

    Kaa et l orchidee br

    Kaa et l'orchidée       -       Acrylique sur papier spécial       -       21 x 30       -       2014

     

    A deux reprises, cette semaine, un interlocuteur a évoqué à propos de mon activité le plaisir de peindre.

    Lorsque j'ai commencé à étudier la peinture, début 2011, je pense avoir ressenti cette sensation mais, je le sais maintenant, elle n'était pas liée à l'activité de peindre ; plutôt à la fierté d'arriver à un résultat inespéré à mes yeux.

    Mes professeurs ont ensuite parlé, à de nombreuses reprises, de l'importance de se laisser aller au plaisir de peindre ou de dessiner. Je l'ai trouvé, parfois, dans le dessin, très rarement dans la peinture.

    A cette période, quand on me parlait du plaisir que j'éprouvais dans ce que je faisais, j'acquiessai poliment sans aller plus loin.

    Aujourd'hui, lorsque mon interlocuteur évoque mon plaisir à peindre, j'essaye de lui expliquer, avec diplomatie, que je n'exerce pas dans ce registre. Je sens alors dans son regard une pointe d'interrogation, voire d'incompréhension, du genre : "pourtant, peindre est une activité merveilleuse et j'ai du plaisir à regarder tes œuvres, du moins nombre d'entre elles... Comment peux-tu faire de belles choses sans plaisir ?" Vaste débat !

    Alors pourquoi continuer dans ces conditions ? Qu'est-ce qui me fait poursuivre dans cette voie ?

    Je trouve dans la peinture une école où j'apprends :

    - à avoir un regard critique et bienveillant sur mon travail et sur celui des autres
    - à oser et prendre des risques calculés selon que je tiens ou non à ce qui est déjà sur la toile
    - à identifier ce qui est grave et important et ce qui ne l'est pas
    - à m'exposer au regard des autres et communiquer sur ce que je fais sous peine de ne pas exister socialement
    - à être généreux à de nombreux points de vue : de temps, de matière sur la toile, de gestes dans l'exécution...
    - à assumer mes gestes et mes traits : revenir sur un geste c'est l'appauvrir, le diluer, lui enlever du sens
    - à faire dialoguer les énergies physiques et cérébrales
    - à faire des choix sur tout ce qui intervient dans une œuvre : la dimension, la composition, les couleurs, les outils, les gestes, le moment...
    - à chercher/comprendre qui je suis pour délivrer une œuvre sincère
    - à observer mes émotions et comprendre ainsi celles des autres face à la beauté, la grâce, l'harmonie... ou à leur contraire
    - à identifier d'où je viens, ce qui m'amène ici maintenant et à comprendre pourquoi l'autre, que l'on croit si proche, réagit différemment de ce que l'on attend parce qu'il a une histoire que l'on ne connaît pas...

    Vous aurez compris que la liste n'est pas exhaustive.

    Quand une activité vous amène à tout cela en même temps c'est tout simplement extraordinaire ! Chacun a en lui un laboratoire d'expériences pour vivre mieux avec lui-même et avec les autres. C'est pour cela que je persévère et si je ne trouve pas souvent de plaisir en peignant, le champ des découvertes est tel que si le plaisir vient, c'est tant mieux et s'il ne vient pas, ce n'est pas grave car j'en éprouve en bien d'autres occasions.

  • Dis-moi pourquoi...

    Feu de foret

    Feu de forêt      -       Acrylique sur carton toilé       -       33 x 22 (P4)       -       2014

    Ça doit être le soleil... L'envie de peindre revient, et aussi celle de bouger tout simplement. Après la période "paysages" à l'aquarelle, motivée par le livret sur Paris, mon inspiration va plus sur l'abstrait.

    La toile ci-dessus, se situe entre les deux et représente pour moi un condensé de mon processus de création.

    Ça commence par un support, souvent déjà recouvert par des tentatives laissées de côté pendant plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. Je garde tout : toiles, papier, cartons, qu'ils soient vierges ou déjà recouverts de couleur. Au début, c'était uniquement par soucis de "ne pas gâcher" ; maintenant, c'est aussi parce que cela construit l'histoire d'une réalisation.

    Ça continue par des couleurs et des gestes qui viennent se conjuguer, la plupart du temps sans intention, guidés par le besoin / l'envie de créer. Cela m'amène sur un chemin graphique ou pictural que je décide ou non de suivre. La première épreuve est rarement bonne à mon goût et il faut en général entre 3 et 10 moutures pour que le résultat se retrouve à la maison, sur le meuble où je mets en évidence ce qui me paraît présentable.

    Placé à cet endroit stratégique, j'espère qu'il sera remarqué par mon entourage dont j'attends les commentaires. Au début, mes spectateurs ne savaient trop quoi dire lorsqu'ils n'aimaient pas, de peur de me vexer ou de me décourager, se retranchant derrière un "je ne suis pas une bonne référence parce que je n'y connais rien". Aujourd'hui, non seulement je prends "bien" toutes les critiques, mais j'accorde autant d'importance à celles venant de personnes qui (selon elles)  "n'y connaissent rien" qu'à celles émanant d'artistes professionnels.

    Si ces dernier(e)s savent me dire pourquoi ils/elles sont ou non touché(e)s par ce que je leur montre, il est beaucoup plus difficile pour un néophyte de l'exprimer. Il dira que ça lui plaît, que c'est joli, superbe, bien fait, ou restera muet, n'osant dire que ça ne lui plaît pas ou qu'il trouve ça laid, moche ou mal réalisé.

    Il est difficile pour l'artiste de se remettre en question avec des critiques aussi globales, qu'elle soient positives ou négatives. Il a envie de savoir ce que le spectateur trouve ou ne trouve pas dans son œuvre et/ou ce qu'elle provoque en lui.

    Alors, cher spectateur, n'hésite jamais à poster un commentaire, dès lors qu'il est sincère et bienveillant (= qui n'est pas destiné à faire du mal). Si tu peux exprimer ce qui te plaît/déplaît, pourquoi tu es touché ou pas, tu m'aideras vraiment dans ma démarche.

Du 21 avril à fin juillet

"Entre-prises", à HEC Paris- Le Château, Jouy-en-Josas (78)

Affiche chateau hec avril 2018