exposition

  • Alors ? Ça a marché ?

    20170612 151209

    Le sous-sol du "Laboratoire d'exposition" ou se tenait l'expo "Fulgurances", du 12 au 15 juin 2017

     
    Jeudi 15 juin, 21h.
     
    L’expo est décrochée après 4 jours denses.
     
    - Alors, ça a marché ?
     
    Derrière cette question, j’entends souvent « Tu as vendu ? ». Pour l’artiste, « Vendre » n’est pas un gros mot mais il entretient avec lui des rapports pas toujours simples.
     
    D’abord à cause du prix. C’est cher un tableau. Dépenser parfois plusieurs centaines d’euros pour quelques gouttes de peintures réparties sur un morceau de toile avec un outil poilu ou métallique peut-il valoir si cher ? D’autant que l’art ne sert à rien dans notre société matérialiste. Il n’a pas de fonction dans la survie physique, comme peuvent l’avoir une maison, de la nourriture, une voiture, un parapluie ou des chaussures.
     
    Oui mais voilà : l’artiste vient de loin et l’art plus encore. Faire un tableau aura demandé une longue maturation, en tous cas en ce qui me concerne. Il en aura fallu des détours pour permettre aux gestes colorés d’éclore, d’être livrés au monde. Il en aura fallu des rencontres pour donner confiance, enseigner, stimuler, encourager. Il en aura fallu de l’audace pour oser (et) entreprendre. Il en aura fallu de la persévérance pour, inlassablement, apprendre, tenir la tête hors de l’eau, prêcher dans le désert, apprivoiser sa solitude, faire du doute un atout. Et il en faut de la détermination pour accepter de se mettre à nu, d’ôter une à une les carapaces dont on (je !) s’est couvert sans s’en rendre compte pendant des dizaines d’années afin de supporter la violence du monde, la douleur et parfois la souffrance qu’elle engendre.
     
    Et nous voilà, attendant le chaland, souriant, montrant qu’on est heureux d’accueillir le visiteur connu (Clément ! quel plaisir de te voir !) ou inconnu (Bonjour Madame, connaissez-vous la galerie ?). Doit-on l’accompagner pendant sa visite, le laisser découvrir par lui-même l’espace et les œuvres, descendre avec lui au sous-sol lorsqu’il s’y rend, laisser le silence exister au risque de paraître indifférent ou, au contraire, entamer la conversation au risque de gêner le visiteur dans sa découverte ?
     
    Un spectateur m’a dit que ma fiche artiste, présentant en quelques mots qui je suis, n’avait pas sa place placardée à côté d’un des tableaux (« le visiteur s’en fout, c’est l’œuvre qu’il vient voir ! »). Le lendemain, un autre m’a dit que la même fiche l’avait éclairé dans son accès à l’œuvre.
     
    Un collectionneur m’a dit son manque d’intérêt pour cette exposition (« vous n’apportez rien à l’histoire de l’art ! »), quand un amateur d’art m’a confié sa satisfaction d’être venu sur les conseils d’une connaissance (« je ne regrette pas d’être venu ! Ce que vous faites est puissant. Poursuivez ! »).
     
    Une exposition est un lieu atypique où sont présentés des objets inutiles que certains ne trouveront pas chers et d’autres hors de prix, qui peut se transformer d’un moment à l’autre en lieu de rencontre, endroit où l’on peut boire un verre, cabinet de psy, salon de philosophie, réunion familiale, espace de solitude et d’autres encore. Finalement, une expo est un formidable lieu d’observation de notre société pour l’artiste, où l’on peut voir ou entendre tout et son contraire sans que rien ne soit ni juste, ni faux.
     
    A-t-elle « marché » ? Si l’artiste répond « non », c’est qu’il en attendait quelque chose qui ne s’est pas produit : des visiteurs, des ventes, des articles dans la presse… S’il est bien dans son rôle d’artiste, dans sa peau d’artiste, la réponse ne peut être que « oui » : qu’il ait eu des ventes ou non, des visiteurs ou non, des retombées ou non, il en retire de la matière pour enrichir son expérience. À elle ou lui d’en faire ou non quelque chose pour transformer cette expérience en enseignement au service de la création.
     
    « Fulgurances » a-t-elle marché ? YES !
  • Soprano m'a fait comprendre...

    Derniere minute

    Dernière minute - Acrylique sur toile - 116x89 - 2016

    Soprano : un nom que j’avais déjà entendu sans savoir précisément qui le portait. Je l’ai écouté lors d'une interview télévisée et ce qu’il a dit m’a profondément touché.

    En 2004, Soprano est rappeur et traverse une passe difficile. Alors qu’il doit se produire le soir même pour un concert, cela fait 2 jours que ses amis le recherchent. Appels téléphoniques, messages, visite des hôpitaux et des commissariats… Soprano est introuvable.

    Seul, enfermé dans sa voiture, en pleine dépression, des pensées sombres l’habitent. Lorsqu’il décide de répondre au téléphone, il confie son mal-être et dit à son interlocuteur qu’il va peut-être faire une « connerie ». Finalement, il accepte de rejoindre ses amis, monte sur scène et commence à rapper. Le public le happe véritablement, reprenant les paroles de ses chansons. L’amour que lui envoie le public lui fait prendre conscience qu’il a beaucoup mieux à vivre que de se regarder le nombril et s’apitoyer sur sa personne déprimée. Soprano comprend qu’il est bien ici et maintenant, sur scène, et que c’est dans le partage avec le public qu’il ressent du plaisir.

    Si je ne me sens pas le moins du monde en état dépressif, la question « où est-ce que je me sens bien ? » se pose régulièrement. Et l’expo qui s’est terminée la semaine dernière m’a apporté une réponse : ma scène à moi, c’est la galerie ! Tel le chanteur en performance, je me suis senti à ma place en recevant les visiteurs, en répondant à leurs questions, en observant leurs réactions, en choisissant la posture qui me semblait appropriée à l’instant présent…

    En passant 8h chaque jour dans la galerie, j’ai vécu de multiples situations parmi lesquelles une journée sans une visite, un visiteur qui n’osait pas entrer et que j’ai incité par un geste et un sourire, un autre qui m’a fait peur en entrant (jean troué et une bouteille à la main) et qui s’est révélé sympa comme tout (c’était Halloween et il était déguisé), un avec qui j’ai passé une heure et un autre qui ne m’a pas adressé la parole, ou encore celui-ci qui, en quelques mots, a exprimé un ressenti qui m’a profondément touché (comment a-t’il pu voir tant de choses sur moi en regardant juste quelques toiles^^).

    En comparaison avec les précédentes expositions, celle-ci a été différente. Tel Soprano prenant conscience sur scène de son rapport au public et de l’amour qu’il lui renvoie, j’ai compris à quel point la galerie est l’endroit privilégié pour que je sente l’énergie que me renvoient les spectateurs de mes toiles.

  • The Vernissage Experience

    20161030 195859

    Exposition "Grand ou petit..." au Laboratoire d'Exposition - 13 rue de l'Echiquier, Paris 10è

    Lundi 31 octobre : ce soir, c'est Halloween. Demain, c'est férié. En ce moment, ce sont les vacances scolaires... Plein de raisons pour que les gens viennent au vernissage, qui sont autant de raisons pour qu'ils soient absents. C'est une fois le vernissage terminé qu'on saura si le verre aura été à moitié plein ou à moitié vide.

    Généralement, le côté "à moitié plein" c'est avoir du monde. Parfois c'est en avoir trop, avec les vernissages où le visiteur qui pousse la porte de la galerie hésite un instant avant de poursuivre, le temps de faire monter d'un cran son niveau de tolérance au bruit et à la promiscuité. Une fois engouffré dans la foule, il se sent empêtré dans ce manteau qu'il n'aurait pas dû prendre mais qui est autant un empêcheur d'avancer qu'une protection contre ceux qui essaient, comme lui, de se frayer un chemin. Deux rangées de personnes discutent et protègent l'accès à l'endroit sans lequel un vernissage manque de saveur : le bar. Il faut jouer des épaules pour y accéder de profil et tenter d'attirer l'attention pour obtenir un verre. Une fois le Graal obtenu, le visiteur tente de faire un signe à l'artiste qui l'a invité, très entouré(e) et occupé(e) à écouter ou à parler. Chacun attend son tour pour lui dire combien cette expo est formidable et les œuvres inspirées. Il parcourt la galerie sans pouvoir prendre ni le temps ni la distance nécessaires pour créer le dialogue avec les œuvres. Un peu plus tard, il pose son verre où il peut, constate que le livre d'or est inaccessible et prend congé de son hôte en décidant de revenir plus tard, au calme.

    Le verre "à moitié vide" c'est n'avoir personne ou presque. Une heure après l'ouverture, un ou deux visiteurs sont passés, sans même se rencontrer ("je ne peux pas rester longtemps, j'ai du monde à la maison ce soir"). Une discussion peut durer sans risquer d'être interrompue. Avec la famille et les amis, elle tourne plutôt autour de la famille, du boulot, du quotidien. L'amateur d'art pourra prendre tout le temps et la distance pour apprécier les œuvres et en parler avec l'artiste. En fait, la seule différence avec un jour d'exposition ordinaire, ce sont les cacahuètes et les boissons qui restent et dont l'artiste se nourrira pendant une semaine.

    Hier soir, c'était pile au milieu, sur la ligne de séparation entre plein et vide. Suffisamment de monde pour faire honneur au bar, discuter avec chacun des (3) artistes et remplir les livres d'or. Et pas trop non plus, permettant ainsi à chacun de profiter, sans être gêné, des 50 œuvres dans les différents espaces qu'offre la galerie. Il devait être 20h15 lorsqu'un être bizarre a poussé la porte de la galerie, coiffé d'un chapeau dont dépassaient des dreadlocks, vêtu d'une veste en cuir et d'un jean déchiré, une bouteille à la main. J'avais oublié que c'était Halloween et c'était Jack Sparrow qui faisait son entrée.

  • Où aller se faire voir ?

    Hakochi 1

    Hakochi 1 - Acrylique sur papier - 18.5x26.5 - 2015

    Après avoir produit, l'un des objectifs de l'artiste qui souhaite vendre est de se rendre visible : en galerie, en exposition personnelle ou collective, dans les salons, dans le cadre de concours, dans les media...

    Dans la sphère "réelle", se faire voir est un parcours du combattant incontournable, car l'acquéreur potentiel veut en général voir avant d'acheter. Dans la sphère "virtuelle", plus facilement accessible, on trouve sur internet des sites qui proposent une tribune d'excellent qualité. MyRankart en fait partie, se voulant partenaire des artistes pour les rendre visibles et accessibles aux professionnels et au grand public. Pour quelques dizaines d'euros, un artiste peut, sur une durée de 6 mois :

    - exposer jusqu'à une dizaine d'œuvres dans un salon virtuel
    - concourir pour un prix du public et un prix du jury avec, à la clé de ce dernier, des gains en euros et la possibilité d'exposer dans des galeries partenaires
    - se livrer à l'exercice de l'interview en y associant l'exposition de 10 à 15 œuvres.

    Après avoir concourru dans le cadre du 3è Salon de Peinture Abstraite (2è prix du public et parmi les 10% finalistes retenus pour le prix du jury), je participe au 4è Salon de Peinture Abstraite et livre une interview dans laquelle j'évoque mon parcours, mes influences et choix artistiques, ma démarche et la façon dont je travaille.

    Vous la retrouverez en cliquant ICI.

    Bonne lecture et bonne semaine !

  • Les vertus départementales

    Ssadeeba 2

    Ssadeeba 2 - Acrylique sur carton toilé - 50x70 - 2016

    Ce vendredi 20 mai, j'avais 200 km à parcourir pour accrocher mes 15 toiles au 6è Salon Gilles Anger de Rouxmesnil-Bouteilles (76), près de Dieppe. Au parcours plus rapide (mais plus long) par l'autoroute , je choisis celui des routes nationales et départementales. Moins de vitesse permet une concentration plus douce, une observation plus tranquille et moins ciblée de l'environnement. L'homme pressé virerait-il progressivement à l'homme tranquille ?

    Durant ce trajet, les pensées surgissent sur de multiples sujets à propos de........ à moins que ce ne soit de....... ???? Je ne me souviens plus ce matin de tous ces thèmes dont je me disais sur l'instant qu'ils seraient d'excellents sujets d'articles.

    Ma première réaction est de penser que c'est dommage car j'aurais pu remplir mon "réservoir à billets" duquel j'espère pouvoir tirer un projet d'article quand je suis en manque d'inspiration pour alimenter mon blog. Pourtant, est-ce que je ne suis pas toujours arrivé jusqu'ici à survivre sans difficulté avec un réservoir qui ne contient que 2 ou 3 titres d'articles dont je ne me rappelle même plus à quoi ils font référence ?

    Finalement ça a du sens : peu à peu, je peins comme je vis et je vis comme je peins. L'insécurité, la "peur de manquer" véhiculée par notre société de consommation, est relayée par la confiance dans ma capacité à réagir utilement, efficacement, pertinemment au moment opportun en tenant compte de ce qui importe au moment de l'action. C'est la technique du "je suis prêt, on verra bien" comparée à celle du "parer à toute éventualité, on ne sait jamais".

    Mis en œuvre de façon radicale dans notre société de consommation, vivre dans l'instant ("on verra bien") peut mener celui qui procède ainsi à la marginalité et à l'incompréhension de la part ceux qui projettent sur lui leur angoisse de vivre ainsi. Mais il est sans doute salutaire de mettre une dose d'instantanéité dans une vie où tant de choses nous renvoient à la peur du lendemain. Un subtil équilibre à trouver pour garder le contact social, qui permet le partage, tout en préservant l'insouciance libératrice qui caractérise l'homme tranquille.

  • Visite surprise

    Olivier dassault 1Le député de l'Oise, Olivier Dassault, et Olivier Paccaud, vice-président du Conseil Départemental de l'Oise
    devant mes toiles à Beauvais

    Ma première expérience en tant qu'invité d'honneur au 10è Salon de l'Art en Mouvement des Artistes du Beauvaisi est des plus agréables.

    En premier lieu, je dispose d'un espace exceptionnel au sein du salon qui me permet d'accrocher 18 toiles, en majorité des grands formats.

    C'est fut l'opportunité, lors du discours d'inauguration, d'entendre des choses agréables sur mon parcours artistique et mon travail.

    Le député de la 1ère Circonscription de l'Oise, Olivier Dassault, a fait au Salon l'honneur de sa présence, prenant le temps de parcourir chacun des stands et de faire une sympathique allocution au cours de laquelle il a, entre autres, mis à l'honneur l'art abstrait et les artistes en général.

    Lui-même artiste photographe porté sur l'abstrait (il expose actuellement ses œuvres à Holywood), il a, pour terminer son discours, utilisé une formule que j'ai trouvé fort poétique : "La photographie est un instant qui ne reviendra pas, la peinture le fera évoluer, pourvu que l'esprit s'y intéresse encore".

  • Au printemps, les expos bourgeonnent !

    Nadai 1

    Nadai 1 - Acrylique sur toile - 60x20 - 2016

    Avec le printemps débute la saison des... expositions printanières.

    Outre la réalisation de quelques œuvres, mon hiver 2016 a été consacré à la préparation de dossiers d'expositions et à la gestion de réseau. Cela avec un certain succès puisque, d'ici fin juillet, mes œuvres seront présentes à 7 reprises lors d'évènements et salons qui dureront d'un week-end à un trimestre.

    Dans le détail, l'agenda sera le suivant :

    - du 2 au 10 avril, invité d'honneur au 10è Salon de l'Art en Mouvement des Artistes du Beauvaisis, à Beauvais (60) - 12/15 œuvres présentes

    - du 9 au 17 avril, exposant au 22è Salon du Colombier, à Saint Arnoult en Yvelines (78) - 3 œuvres sélectionnées par le jury

    - du 3 mai au 28 juin, 10 gestes colorés récents présentés à la 3è Biennale d'Art en Beauce, à la Médiathèque de Toury (28)

    - du 21 au 29 mai, exposant au 7è Salon Gilles Anger à Rouxmesnil-Bouteilles, près de Dieppe (76) - une dizaine d'œuvres de différents formats

    - les 18 et 19 juin au Château de Waleffe, en Belgique

    Je serai également amené à présenter des œuvres dans 2 entreprises à Créteil (94) - juin/juillet - et Vélizy (78) - de mai à juillet, avec une dizaine d'œuvres pour chacune.

    Comme vous le voyez, "ça bourgeonne" ! ;-)

    Les lieux précis et les horaires sont accessibles à partir de la rubrique "Actualité" / "Agenda 2016" de mon site.

  • Première sélection en live

     

    Lobster 1

    Lobster - acrylique sur papier spécial - 21x30 - 2015

    Pour la première fois, ce 9 janvier 2016, je présentais des œuvres à un jury en espérant être retenu pour exposer au salon organisé en avril à Saint-Arnoult-en-Yvelynes.

    Jusqu'ici, j'avais été initiateur de mon exposition à St Mandé fin 2013, puis recommandé par un artiste convaincu auprès de la Galerie d'Aguesseau fin 2014, orienté par une vers le restaurant STROBI qui m'a accueilli en juin 2015 et enfin sollicité via mon site internet pour ma participation au Salon de Rouxmesnil-Bouteilles en novembre 2015

    Je n'avais pas encore vécu l'attente, dans le couloir, de la décision d'une dizaine de personnes réunies dans une pièce, à qui j'avais apporté des toiles qui avaient fait au préalable l'objet d'une pré-sélection par mail. Devant moi, une candidate n'avait eu qu'une toile sélectionnée sur les 3 présentées. L'artiste arrivé après moi n'en a eu aucune.

    Et pour moi ? Good news ! 3 toiles seront exposées sur 3 possibles : 2 petits formats (Lobster et Aeolidia - 21x30) et Deep up (50x70). Des œuvres à l'ambiance aquatique. Accrochage le 7 avril, exposition du samedi 9 au dimanche 17 avril. Un bon début pour une année lors de laquelle je vais essentiellement me porter candidat pour des salons d'art avec sélection.

  • Déchirement ou "même pas mal" ?

    Tissayoxa 8

    Tissayoxa 8 - Acrylique sur carton toilé - 20x20cm - 2015

    Lors d'une conversation entre amis, à l'évocation de la possibilité de vendre une de mes œuvres, il m'est régulièrement demandé s'il est pour moi difficile de me séparer d'un tableau.

    La première fois que la question m'a été posée, je me suis rendu compte qu'elle ne m'avait jamais traversé l'esprit. Pourtant, si elle n'est pas fréquemment posée, elle n'est pourtant pas rare dans la bouche de ceux qui s'intéressent à ma vie artistique.

    J'ai tenté de trouver des exemples dans ce que j'avais vu et lu sur les peintres et la peinture, sans arriver à en trouver. Cela signifie que, pour les artistes professionnels, y compris les maîtres, soit la question ne se pose pas, soit il est tabou d'en parler. Je pencherais volontiers pour la première réponse. Serait-ce alors une question d'amateurs, et qu'est-ce qui fait qu'on s'attache à une œuvre plus qu'à une autre ?

    En ce qui me concerne, je ne sens aucun pincement au cœur à l'idée de me séparer d'une œuvre que j'ai produite. Probablement aurais-je plus de difficultés à quitter pour toujours une œuvre que j'aurais acquise, pour laquelle j'aurais eu un... coup de cœur.

    Tout bien réfléchi, je n'ai envie de garder pour moi et près de moi que des œuvres de jeunesse, celles qui sans être belles sont des cailloux blancs qui me rappellent d'où je viens et des émotions précises : joie, fierté, étonnement, soulagement, doute...

    Ça me donne envie de revisiter les quelques 200 dessins, aquarelles, huiles et acryliques produites depuis que je suis "né à la peinture" fin 2011, pour faire ma sélection. Pas pour m'assurer que je ne les vendrai pas, juste pour refaire le chemin. De toutes façons, elles ont à mon sens une valeur historique bien supérieure à leur valeur artistique ;-). Pour répondre à la question du titre de l'article, pour moi ce sera "même pas mal !".

  • Rouxmesnil-Bouteilles : un bien joli nom

     

    Blog de denier :Denis FOURNIER, artiste-peintre - Abstraction Lyrique, Rouxmesnil-Bouteilles : un bien joli nom
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    J'ai l'honneur et le plaisir d'exposer avec une vingtaine d'artistes dans le cadre du 7ème Salon Automnal de la Création Artistique qui a lieu du 14 au 22 novembre à Rouxmesnil-Bouteilles, commune de l'agglomération dieppoise.

    L'invité d'honneur, Victor SPAHN, est connu pour être le "peintre du mouvement", avec les sports pour thèmes de prédilection : voile, sport auto, golf, hippisme...

    Si vous passez à Dieppe à cette période, faites un détour par Rouxmesnil-Bouteilles et son Salon Automnal, accessible tous les jours de 15h à 19h. J'y présente 14 œuvres dont la moitié sont exposées pour la première fois. Vous pourrez m'y croiser les 2 WE.

Du 21 avril à fin juillet

"Entre-prises", à HEC Paris- Le Château, Jouy-en-Josas (78)

Affiche chateau hec avril 2018